La folle journée de Ferris Bueller : le teen movie ultime, qui a tout changé ?

Déborah Lechner | 18 octobre 2020
Déborah Lechner | 18 octobre 2020

Retour sur la comédie pour adolescents iconiques des années 1980 signée John Hughes

En 1986, après Seize bougies pour SamBreakfast Club et Une créature de rêve, le réalisateur et scénariste John Hughes a offert au public son quatrième teen movie, La folle journée de Ferris Bueller, qui a très rapidement trouvé sa place parmi les pépites du genre. 

Cette histoire (écrite en moins d'une semaine) s'articule ainsi autour de Ferris Bueller (Matthew Broderick), un lycéen plein de bagou qui décide de sécher les cours en simulant une grippette auprès de ses parents. Libéré de ses obligations estudiantines, il part flâner dans Chicago accompagné de son meilleur ami Cameron (Alan Ruck) et de sa copine Sloane (Mia Sara), sans se soucier du proviseur Ed Rooney (Jeffrey Jones) qui, conscient de ses effronteries, le pourchasse pour le ramener au bahut par la peau des fesses. 

Dans les années 90, ce film culte a été dérivé en série, sobrement intitulée Ferris Bueller avec Charlie Schlatter et Jennifer Aniston au casting, qui n'a pas rencontré le succès de son aîné et a finalement été annulée au bout de 13 épisodes, l'oeuvre originale étant toujours inégalable. 

 

Photo Matthew BroderickFerris Bueller ne perd jamais

 

SWEET HOME CHICAGO

Après avoir réalisé trois précédents films, le prolifique John Hughes s'est vite imposé comme un maître incontesté des comédies pour adolescents dans les années 80. En traitant leurs déboires avec légèreté, humour, sensibilité et justesse sur des thématiques plus poussées que ce que pouvaient proposer les autres comédies de la décennie, en particulier le libidineux Porky's (dont American Pie est un descendant direct), le cinéaste a su renouveler le genre avec romantisme et générosité. Et même s'il a réalisé ou écrit d'autres teen comédie par la suite, La folle journée de Ferris Bueller reste le film qui a bouclé son important cycle consacré à la jeunesse américaine, dont il a peint une fresque optimiste et indémodable. 

En l'espace d'une heure et demie, on retrouve donc toute l'essence du cinéma très intimiste de John Hughes, qu'il a en partie calqué sur sa propre vie. En plus de reprendre son ancienne adresse pour celle de la famille Bueller et de s'être servi de sa chambre d'ado (bourrée de références pop) pour créer celle de Ferris, il a filmé une partie de l'action dans le lycée Glenbrook North dont il est un ancien élève (ce qu'il avait déjà fait pour Breakfast Club).

 

photo, Alan Ruck, Mia Sara, Matthew BroderickÉchappée belle

 

Comme pour la plupart de ses productions, il a une nouvelle fois posé ses caméras dans la banlieue aisée de Chicago où il a vécu toute son adolescence. Il s'est employé à écrire "une véritable lettre d'amour" à cette ville où il a passé beaucoup de temps, s'efforçant de mettre constamment ses lieux les plus emblématiques en lumière.

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commentaires

Donbuba
20/10/2020 à 12:22

un film génial qui a chaque fois me fait le même effet de quelque chose que nous avons tous perdu

L'INSOUCIANCE d'etre un ado à l'époque....

bref on vieillit et les années 80 étaient quand même les meilleures...

Gab Ryel
19/10/2020 à 21:16

Un film très divertissant. La scène de la parade avec Twist and Shout est inoubliable !

Cépafo
19/10/2020 à 20:56

Qu'est ce qu'on peut bien trouver à ce film ???


Je ne lui trouve aucun charme . D'une nullité symbolique.

Dirty Harry
18/10/2020 à 14:18

Film vu bien après mon adolescence mais qui a un charme fou, n'est pas dénué de profondeur malgré la légèreté ambiante et qui m'a beaucoup fait penser à la série Parker Lewis (briser le 4e mur, le proviseur vs l'élève en guerre larvée permanente, les gadgets et stratagèmes divers pour faire blouser le système...).

Ray Peterson
18/10/2020 à 12:54

Mia Sara et Jennifer Grey étaient sublimes.
John Hugues génie. Bueller... Bueller.... Bueller....

Hank Hulé
18/10/2020 à 11:09

un chef d'œuvre ! indémodable !
je dis pas ça souvent mais : à voir en VF (énorme alors que la VO est assez vulgaire)

Kyle Reese
18/10/2020 à 10:58

Ce film a marqué mon adolescence.
Déjà j’aimais bien Mathew Broderick découvert dans Wargames le film originel de tous les geek.
J’aurai voulu être aussi cool que Ferris a l’époque sentant déjà que qq chose clochait dans le monde des adultes sans comprendre quoi.
Évidement je n’avais aucune idée conscient des éléments pertinents du films que je découvre avec votre analyse.
Une époque bien lointaine aujourd’hui à tout point de vue.

Les lunettes du proviseur, et ses dialogues avec sa secrétaire culte !

Jojo
18/10/2020 à 10:53

Film culte ! Ma référence en teen movie.

fuck
18/10/2020 à 10:25

Ma scène préférée est la visite au musée d'art moderne, sublime et inattendue.

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