Minority Report sur Netflix : comment la suite de Total Recall est devenue un grand Spielberg

Ange Beuque | 3 juillet 2021
Ange Beuque | 3 juillet 2021

Retour sur le film de Steven Spielberg avec Tom Cruise, adaptation brillante de Philip K. Dick.

Et s’il était possible d’intervenir avant que les crimes ne soient commis ? Ce fantasme sécuritaire est devenu réalité dans Minority Report, une nouvelle de Philip K. Dick parue en 1956 et transposée à l'écran par Steven Spielberg en 2002, avec Tom Cruise dans le premier rôle.

Né dans les années 90, le projet a failli voir le jour d'une tout autre manière, suite au succès de Total Recall de Paul Verhoeven, lui aussi adapté du célèbre écrivain. Le début d'un développement compliqué, qui a finalement mené à un fantastique film de science-fiction. Retour sur cette grande aventure.

 

Photo , Tom CruiseGet your ass to Mars (ou pas)

 

Total RePORT

Les œuvres de Philip K. Dick constituent depuis une quarantaine d'années un terreau d'inspiration cinématographique particulièrement fertile, du classique Blade Runner de Ridley Scott à sa suite Blade Runner 2049 réalisée par Denis Villeneuve, en passant par les plus obscurs Confessions d'un Barjo et autres Impostor. Ses récits de science-fiction se sont également prêtés au format série, avec l'anthologie un peu ratée Philip K. Dick's Electric Dreams, l'uchronique The Man in the High Castle et... Minority Report, produite par Spielberg, qui décline en 2015 l'univers de sa propre adaptation.

Tel un passage de témoin, Philip K. Dick s'est éteint en 1982, quelques jours à peine avant la sortie d'un Blade Runner dont il n'a pu savourer l'aura mythique, après l'échec en salles. L'auteur voyait d'un œil sceptique l'adaptation de son roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, au point de se tenir éloigné du projet. Mais la Warner le convia à visionner une copie de travail qui lui fit forte impression, en raison notamment de ses effets spéciaux qui donnaient corps à ses visions créatives.

À l'inverse de Blade Runner, qui essuya un semi-échec au box-office avant de devenir culte, la seconde grosse adaptation d'un récit de Philip K. Dick rencontre un succès instantané. Il s'agit de Total Recall, réalisé par Paul Verhoeven en 1990 et porté par Arnold Schwarzenegger. Après un développement très compliqué, c'est un carton, qui donne bien évidemment des idées...

 

 

K. Dick Universe avorté

Le plus simple aurait été de partir sur une suite en bonne et due forme, sauf que la fin du premier film ne dégage pas vraiment de ligne claire. Personne ne pense à un Total Recall 2, sauf Verhoeven lui-même. Lorsque le scénariste Gary Goldman (crédité sur Total Recall) lui parle de son envie de passer derrière la caméra pour adapter Minority Report, et lui demande de le soutenir en étant producteur, le cinéaste derrière RoboCop a une autre idée : mixer les deux récits de Philip K. Dick.

Et si Total Recall 2 était à la fois une suite, et une adaptation de Minority Report ? Et si Quaid en était le héros, à la tête de Précrime, sur Mars ? Et si les mutants de Mars, dotés de pouvoirs étranges, étaient les précogs ?

Toutes les étoiles s'alignent une nouvelle fois : Schwarzy veut reprendre son rôle, Verhoeven veut réaliser, et Gary Goldman a réécrit le scénario pour répondre aux envies du cinéaste. Le studio Carolco, derrière Total Recall, est ravi.

 

photoUn précog se cache dans cette image ?

 

Mais la faillite de Carolco, achevé par le bide de L'île aux pirates, va rebattre les cartes. C'est la 20th Century Fox qui récupère les droits, et tout se complique. Jan de Bont, fidèle directeur de la photo de Verhoeven et futur réalisateur de Speed, essaie de se placer pour récupérer le projet. Verhoeven se sentira trahi, et s'en ira.

Décision est alors prise d'en faire un opus indépendant : un film Minority Report, sans lien avec Total Recall. Le romancier Jon Cohen est engagé en 1997 pour reprendre le scénario et l'expurger de toute continuité avec le film de Verhoeven. En parallèle, Jan de Bont est lentement écarté, suite aux bides de Speed 2 : Cap sur le danger et Hantise, qui ont écorné sa réputation.

C'est là qu'arrive Tom Cruise. Tombé sous le charme de l'histoire pendant le tournage d'Eyes Wide Shut, il l'envoie à Steven Spielberg - les deux cherchent depuis des années un projet pour collaborer. Ils demandent quelques réécritures, et en 1998, c'est officiel : les deux poids lourds s'associent pour Minority Report, chacun avec sa boîte de production. Pour l'anecdote, celle de Jan de Bont, Blue Tulip, est créditée aussi, mais Spielberg affirmera que c'était purement pour la forme.

Et comme rien ne peut être simple, la production du film sera repoussée plusieurs fois, à cause de Mission : Impossible 2, de nouvelles réécritures, puis A.I. : Intelligence Artificielle.

Reste que la décision de se détacher de Total Recall tue dans l’œuf ce qui aurait pu devenir le Philip K. Dick Universe, une franchise unissant ses différentes œuvres au sein d'un univers commun.

 

photo, Tom CruiseSi tu sautes, je saute

 

Vers le futur, et au-delà

Puisqu'il n'est plus question de délocaliser l'action sur Mars, c'est à notre futur terrestre que nous convie Spielberg. L'occasion est trop belle : K. Dick déflore finalement très peu l'univers dans lequel se déploie son intrigue, à l'exception de son background politique. Les colonies spatiales sont seulement évoquées, et le fuyard use de simples faux-papiers et emprunte un bus pour disparaître. Dans le film, opérations oculaires et véhicules autonomes sont de rigueur.

Le réalisateur consulte des experts pour constituer un monde de 2054 crédible par extrapolation des technologies contemporaines. L'univers élaboré par le long-métrage apparaît, aujourd'hui encore, comme une éclatante réussite. Certaines de ses projections sont devenues réalité, à l'image des interfaces haptiques, de la domotique intelligente et des publicités personnalisées invasives.

Surtout, Spielberg profite de ce terreau fécond pour charpenter des séquences d'action trépidantes et inventives, jalonnées de jet-packs, d'acrobaties sur des routes verticales et de chaînes de montage entièrement robotisées. Et que dire de ce plan-séquence anxiogène suivant l'implacable déploiement des spyders, ces unités bioniques capables de se glisser sous les portes pour vérifier les identités et électriser les récalcitrants...

 

PhotoSpider-Man édition glauque électronique

 

L'introduction de Witwer (incarné par Colin Farrell), figure du néophyte permettant opportunément d'exposer par les dialogues les enjeux du dispositif, n'intervient que dans un second temps. Le réalisateur lui préfère une introduction sensationnelle, un compte à rebours virtuose illustrant de manière didactique le fonctionnement de Précrime.

L'impact visuel est démultiplié : les images du futur meurtre s'affiche sur de gigantesques écrans translucides, Tom Cruise s'y meut en chef d'orchestre autant qu'en metteur en scène, maître du rythme et tenant au bout de ses doigts le sort de la future victime. Zoomer, reculer, dissocier, décélérer d'un simple geste : autant de manipulations démocratisées depuis la généralisation des écrans tactiles, qui relevaient encore du fantasme technophile au moment de la sortie du film. Le film installe un cadre futuriste puissant et cohérent, qui ancre la parabole sécuritaire dans un univers dangereusement plausible.

 

photoFaux ennemis et vraies victimes du système

 

La trahison majoritaire

Le scénario prend de grandes libertés avec la trame originelle, au point d'en renverser certains motifs. Tom Cruise, qui a soutenu le projet, s'approprie évidemment le rôle principal : exit l'homme chauve et vieillissant de la nouvelle, qui voit dans l'irruption du jeune Dany Witwer les prémices de sa propre obsolescence. Toutefois, le scénario a l'intelligence de ne pas transformer John Anderton en héros d'action infaillible, puisqu'il se révèle dépressif et accro à la drogue – en écho à K. Dick lui-même, dont la vie fut pour le moins tourmentée et qui écrivait sous amphétamine ?

Les précogs, décrits par l'auteur en mutants difformes et attardés mentaux, deviennent des enfants de toxicomanes plongés dans une piscine matricielle. Un plan sur une statue les représentant suggère qu'ils sont admirés, voire divinisés. Toutefois, dans un cas comme dans l'autre, ils apparaissent déshumanisés, sacrifiés, condamnés à une existence tout entière dédiée à leurs visions de cauchemar. L'humanité les dépossède de leur avenir pour s'octroyer un aperçu du sien.

 

photo, Samantha MortonDe mutant difforme à Samantha Morton

 

L'objectif de la manipulation dont est victime Anderton est renversé : celle-ci ne vise plus à abattre Précrime (comme dans la nouvelle qui accorde une large place aux manigances politiques, à la paranoïa du héros et aux luttes de pouvoir), mais au contraire à le préserver, en s'assurant que le secret sanglant sur lequel il est bâti demeure dissimulé. La menace qui pèse sur le dispositif n'est plus externe, mais endogène, car pour conserver ses précieux précogs, son fondateur est allé jusqu'à tuer.

Mais comment a-t-il pu procéder, sachant mieux que quiconque que son acte serait inévitablement anticipé ? C'est la belle idée de l'adaptation, qui résout ce mystère par une astuce particulièrement gratifiante pour le spectateur puisqu'elle fait appel à la pure logique au lieu de recourir à un quelconque deus ex machina technologique. Un meurtre dissimulé en pleine lumière parfaitement en phase avec l'esprit de l’œuvre : en dépit de l'argument science-fictionnel, l'humain et ses failles constituent le cœur du dispositif narratif.

 

photo, Tom CruiseCourse contre soi-même

 

La trahison la plus audacieuse tient sans doute à la manière dont est traité le concept de rapport minoritaire. Celui-ci est effectivement central dans la résolution de l'écrit originel, bien que d'une manière inattendue : il apparaît que chaque précog livre une prédiction qui tient compte des précédentes, conduisant leurs rapports à s'annuler mutuellement. Les choix que nous effectuons dépendent des informations à notre disposition à un instant précis : connaître l'avenir permet de le transformer. Même si le cheminement diffère, le système est conçu pour négliger les divergences tant que l'issue concorde.

Sauf que dans l'adaptation, ce rapport minoritaire après lequel court désespérément le héros pour prouver son innocence... n'existe pas. Par conséquent, le titre du film lui-même devient une fausse-piste.

Quant à la fin, elle se déploie en miroir de celle de la nouvelle. Le sacrifice d'Anderton ne consiste plus à tuer ou ne pas tuer, mais à être tué ou ne pas l'être. Finalement, le meurtrier préfère se suicider : l'ultime prédiction de Précrime est démentie, le dispositif prophylactique démantelé et les précogs rendus à leur existence. Quant à Anderton, il renoue avec sa femme qui attend un nouvel enfant.

Cette fin a provoqué des crispations par son caractère trop optimiste qui tranche avec la tonalité de l’œuvre. Toutefois, il est possible d'en questionner la réalité. Au moment où Anderton est arrêté et plongé en stase répressive, son geôlier lui révèle qu'en ce lieu, « tous les rêves se réalisent ». Et si ce dernier acte idyllique n'était qu'un songe ? Certes, l'argument du rêve est une théorie parfois surexploitée, mais elle résonne intimement avec l’œuvre globale de K. Dick, traversée par le thème de l'illusion et des manipulations de la réalité.

D'autant qu'elle rappelle un autre film : Total Recall. Lui aussi prenait de grandes libertés avec la nouvelle de Philip K. Dick, et notamment dans sa conclusion où le doute est plus que permis. C'est peut-être là le reste du projet originel.

 

Photo , Samantha Morton, Tom CruisePersona quand tu nous tiens

 

"C'est nous qui proclamons ces gens coupables..."

Pour radicales qu'elles soient, ces modifications prolongent et enrichissent la réflexion amorcée par la nouvelle. D'ailleurs, celle-ci se conclut d'une manière expéditive et frustrante. Si Anderton est condamné à l'exil, le système n'est pas remis en cause. Le héros reconnaît devoir à son rang privilégié d'avoir obtenu les informations nécessaires pour changer son avenir. Seules les élites sont-elles destinées à prendre en main leur destin ?

Pourtant, le principe même de Précrime génère cette interrogation fondamentale : est-il légitime d'arrêter des individus qui n'ont pas (encore) enfreint la loi ? Peut-on sanctionner sur la foi d'une présomption de culpabilité ? Un tel système n'est moralement acceptable qu'en souscrivant au caractère inéluctable des prophéties. Anderton s'en fait le chantre... jusqu'au jour où le système se retourne contre lui. Le héros se montre prêt à sacrifier plusieurs décennies de lutte idéologique pour se sauver personnellement. L'intransigeance répressive est réclamée tant qu'elle ne s'applique qu'aux autres...

 

Photo , Tom CruiseTel est pris qui croyait prendre

 

Pourtant, il existe de bonnes raisons de douter du système. Dans la nouvelle, K. Dick va jusqu'à suggérer que si le futur se déployait en sillon unique, il ne pourrait être modifié... rendant de fait Précrime inutile. Celui-ci repose donc sur une présomption d'inéluctabilité que sa propre existence contredit – sublime paradoxe. La faille est structurelle.

L'éternelle tension entre la sécurité et la liberté est ici clairement arbitrée au détriment de la seconde. Une réflexion qui résonne singulièrement au moment de la sortie du film, quelques mois après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, alors que Guantanamo accueille de plus en plus de détenus suspectés de terrorisme. Le film rend le dilemme d'autant plus glaçant qu'il substitue au camp de détention évoqué par K. Dick, de terrifiantes cabines de stase, qui dépossèdent le prisonnier de sa conscience. En dépit de sa promesse implicite, Précrime déplace la répression plutôt qu'incarner réellement la prévention.

 

Photo , Tom CruiseDétruire ou ne pas détruire, telle est la question

 

Everybody runs

L'accroche du film, « Tout le monde fuit », fait parfaitement écho à cette problématique. Car quelle alternative reste-t-il aux personnages pris en étaux entre un destin incertain et un système répressif ? Fuir, certes, mais quoi ?

Si le livre révèle rapidement l'identité de la future victime d'Anderton, son adaptation ne la dévoile qu'au moment décisif. Cette incertitude fait planer sur le héros l'ombre d’Œdipe, qui tue son père parce qu'il ignore qu'il l'est. De fait, la course d'Anderton ne fait que le précipiter au-devant de son destin, à mesure que les éléments de la vision qui le concernent (le panneau publicitaire, la présence de la précog Agatha) s'assemblent inexorablement. D'où ce vertige : le crime aurait-il eu lieu si on n'avait pas tenté de l'empêcher ?

La fuite idéale serait non pas spatiale, mais temporelle. Anderton ne cesse de consulter sa montre, programmée sur l'heure de son crime présumé. Il lui suffit théoriquement de disparaître le temps que la prédiction devienne obsolète, mais la mort trouve toujours son chemin, parfois au prix d'une ruse : au moment même où il croit tromper le destin, sa victime désignée préfère se suicider.

 

photo, Samantha Morton, Tom CruiseL'homme qui en savait trop, sur lui-même

 

Cette fuite perpétuelle est aussi, et surtout, métaphysique. Il s'agit de se fuir soi, de tenir à distance ses propres failles. Dans le livre comme dans le film, Anderton est poussé au meurtre, respectivement par un simulacre de coup d'État et l'instrumentalisation de la mort de son fils. Si la peur, la colère et la douleur peuvent nous faire dériver vers l'impardonnable, serions-nous tous des assassins en puissance qu'un enchaînement tragique de circonstances peut faire basculer ? Dans ce cas, qu'est-ce qui nous distingue de ceux qui ont été arrêtés par la division Précrime ?

Obnubilés par leur contrôle du futur, les protagonistes en oublient que le véritable danger est peut-être dans le passé. Ce passé qui hante le héros, terrassé par la disparition de son fils, qui se réfugie chaque soir dans les projections de son enfant. À l'image des précogs, son existence apparaît décorrélée du présent, tiraillée entre les visions d'un futur empêché et les réminiscences douloureuses.

Ce passé que la précog Agatha, ainsi nommée en clin d’œil à Agatha Christie, tente désespérément de dévoiler. Elle est paradoxalement la première à émerger des brumes du futur, se libérant de ses visions uniformément cauchemardesques en livrant, à Anderton et à sa femme, un aperçu de ce que serait devenu leur enfant sans le drame – le rapport minoritaire de son existence. Elle dépasse son statut d'icône ensuqué pour se révéler en être vulnérable et hantée par les ombres. « Vous voyez ? » questionne-t-elle fiévreusement. Anderton regarde, mais il ne voit pas. Ainsi que le lui assène son dealer : « Au pays des aveugles, le borgne est roi ».

L'adaptation de Spielberg met en scène des personnages qui tentent d'échapper au déterminisme sans comprendre qu'ils en ont semé eux-mêmes les graines, par leurs mauvais choix et leur aveuglement.

 

Photo , Tom CruiseRun Boy Run

 

Beau succès à l'époque (près de 360 millions, pour un budget officiel de 100), Minority Report a certainement trouvé un parfait équilibre entre les thématiques profondes de Philip K. Dick, et le potentiel à grand spectacle de son imaginaire. C'est également un modèle en termes d'adaptation, le scénario prenant des libertés sans dénaturer ou tout réinventer, à l'image de Total Recall par exemple.

Entre les mains de Spielberg et Cruise, Philip K. Dick a ainsi connu un sommet dans la galaxie cinéma - surtout face à Paycheck, sorti juste après pour être une sacrée déception, sur des thématiques très proches.

Retrouvez notre dossier sur les adaptations de Philip K. Dick par ici.

 

Tout savoir sur Minority Report

Newsletter Ecranlarge
Recevez chaque jour les news, critiques et dossiers essentiels d'Écran Large.
Vous aimerez aussi
commentaires
Hocine
17/07/2021 à 16:01

@Ethan

Je suis entièrement d’accord sur le fait que Tom Cruise était au sommet de sa popularité au box-office américain entre 1986 et 2005. D’ailleurs, durant cette période, personne ne l’a égalé, même si Tom Hanks n’était pas très loin derrière.
Jusqu’à présent, Tom Cruise aura été 7 fois numéro 1 du box-office américain (record absolu), selon la Quigley Publishing Company, institut ayant recueilli chaque année, des années 1910 à 2013, les votes des exploitants de salles américains, pour désigner les 10 stars les plus rentables du box-office US.
En comparaison, Tom Hanks, Clint Eastwood et Burt Reynolds ont été chacun, 5 fois numéro 1 du box-office américain. John Wayne, 4 fois et Robert Redford, 3 fois.
John Wayne reste toujours celui qui est apparu le plus de fois dans ce classement annuel, avec 25 apparitions, devant Clint Eastwood, 21 apparitions et...Tom Cruise, 20 apparitions.
À partir des années 2010, le star-system à Hollywood s’essouflait peu à peu, au profit des grosses franchises et des divers univers étendus. Cela dit, Tom Cruise reste l’une des rares stars à continuer de faire ses propres films, indépendamment des grosses franchises. Mission Impossible est une grosse franchise, certes, mais au service de Tom Cruise, qui se l’est entièrement approprié. Tom Cruise bénéficie d’une très grande popularité à l’international, par ailleurs. Ses films rapportent désormais plus à l’international qu’aux USA, phénomène qu’on peut aussi observer chez les grosses franchises. Tom Cruise a l’une des plus belles carrières d’Hollywood.
Il a su mener sa carrière et contrôler son image avec un flair et une intelligence rares. C’est aussi l’une des stars qui ont le mieux compris ce qu’elles représentaient auprès du public et ce que le public attendait d’elles: ce qui permet à Tom Cruise de mieux jouer avec son image.

Matrix R
04/07/2021 à 19:15

Ce film est un chef d'oeuvre. Rien à ajouter

Ethan
04/07/2021 à 00:30

@Hocine
Je ne pense pas. Tous ses films sortis entre 1986 et 2005 ont été des succès. Sa participation à Eyes wide shut avait par exemple été acté pendant le tournage du premier mission impossible musique où il s'était absenté pour rencontrer Kubrick. En fait il a un public de base depuis le début qui le suit et qui adore le voir évoluer dans ses films.
Ses succès ont été moindre par la suite. Mais depuis Night and day il a donné un nouveau style à son jeu orienté action humour et qui séduit. La Momie a quand même été rentabilisé. Il faut dire c'était pas facile de séduire les fans de la momie avec Brendan Fraser.
Ses films sont toujours des succès mission impossible ou pas.
Moi perso j'ai une préférence pour La firme où il est bon psychologiquement

Kyle Reese
03/07/2021 à 22:00

Euh War of the worlds et pas l'inverse .... (fichues implants cybernétiques lol)

Kyle Reese
03/07/2021 à 21:59

@alulu

"Franchement, j'aurai aimé que RPO s'inspire de MR parce qu'il sonne creux et fait trop enfantin"

100% d'accord avec ça. Et pourtant il y avait de quoi faire, car il y avait un coté très sombre dans le film, le traitement est trop enfantin en effet, c'est le mot. Je trouve que le film aurait eu bcq plus de résonance avec notre époque, et d'impact politique s'il avait traité et approfondit ces thèmes de manière plus adulte. Le contraste avec le monde virtuel aurait d'autant plus fort. Bref pas autant satisfaisant et profond que MR, World of War et AI

alulu
03/07/2021 à 19:08

Il y a cette froideur, ce détachement des persos que l'on colle généralement à Nolan dans MR, je trouve. On est loin de l'entertainment à la Spielberg que l'on peut trouver par moment sur l'épatant La guerre des mondes. Franchement, j'aurai aimé que RPO s'inspire de MR parce qu'il sonne creux et fait trop enfantin. Ce film est un peu le miroir de notre présent....Guantanamo comme cité dans l'article ou de guerre préventive que l'on entend de plus en plus.

Hocine
03/07/2021 à 17:13

@Ethan

Je voulais surtout dire que le succès commercial de la saga Mission Impossible permet à Tom Cruise de demeurer un acteur rentable, aujourd'hui. Par conséquent, dans cette situation favorable, il pourrait se permettre de prendre des risques artistiques, d'être plus ambitieux. Comme par exemple, les films Barry Seal et Edge of Tomorrow. Cela dit, il a plutôt l'air de vouloir enchaîner les Mission Impossible. Et pour cause, lorsqu'il sort du cadre des Mission Impossible, son statut de star bankable est plus vulnérable et les succès plus incertains. Exemple: La Momie.
Je suis entièrement d'accord sur le fait que Tom Cruise avait déjà de très bons rôles avant Mission Impossible. Mission Impossible l'a consacré action star et producteur.
L'une de ses performances que je préfère est dans Né un 4 Juillet. Il a rarement été aussi bouleversant que dans ce film, à mon avis.

Ethan
03/07/2021 à 14:18

@Hocine
Spielberg a fait son temps. Pas d'accord sur le fait que les succès commerciaux des MI lui permettent de jouer d'autres rôles. La plupart de ses meilleurs rôles il les a eu bien avant mission impossible. Et c'est pas vraiment grâce à Mission impossible qu'il a eu les autres

Hocine
03/07/2021 à 10:58

En tant qu'acteur, Tom Cruise est nettement plus intéressant lorsqu'il sort de l'univers des Mission Impossible, même si le succès commercial des Mission Impossible lui permet justement d'avoir la possibilité de se diversifier. En tout cas, lorsqu'il se laisse diriger par un réalisateur avec une personnalité et une vision singulières, ça peut donner des films comme Minority Report ou Collatéral. Maintenant, les Mission Impossible lui permettent de relever des défis physiques et techniques. Si je parcours l'ensemble de la carrière de Tom Cruise, des ses débuts jusqu'à présent, ses films les plus marquants sont, pour la plupart, ceux où il est dirigé par un grand réalisateur.
Quant à Steven Spielberg, il reste l'un des plus grands réalisateurs américains. D'ailleurs, je suis curieux de voir sa version de West Side Story. Cela dit, le dernier film que j'ai vraiment apprécié de lui est Arrête-Moi Si Tu Peux.

Kyle Reese
03/07/2021 à 09:54

Please Mr Spielberg, revenez à la SF adulte.
Les gamineries de RPO était sympa mais un peu trop superficielles à mon goût et pourtant je suis un gamer. Et puis K.Dick il y a encore de quoi faire. Ou tient une adaptation de La guerre éternelle ou Hyperion par exemple. Ce serait un challenge incroyable. Mr Spielberg …. Vous êtes là. ? Lol

Plus
votre commentaire