Le Trou Noir : le plus gros des nanars de l'espace vient-il de Disney ?

Mathieu Jaborska | 1 mai 2020
Mathieu Jaborska | 1 mai 2020

Dans le catalogue des classiques Disney+, un petit objet au titre intrigant semble faire tâche. En réalité, il fait tâche dans la filmographie de la firme.

Alors que Disney dévore tranquillement l’industrie hollywoodienne et que les longs-métrages marqués – ou non – du célèbre logo se multiplient dans les multiplexes, il n’est pas inutile de revenir sur le passif du groupe concernant les films en prises de vue réelles. Paradoxalement, il a toujours été productif dans ce domaine, et ce depuis L'Île au trésor en 1950.

Avant Pirates des Caraïbes et consorts, certaines de ces productions sont tombées dans l’oubli le plus total, tandis que d’autres sont devenues petit à petit cultes, madeleines de Proust pour les uns, propositions innovantes pour d’autres. Dans ce fouillis parfois visible sur Disney+, une tentative particulièrement audacieuse attire indéniablement l’attention : Le Trou noirœuvre à part, du moins pour ceux qui ont eu la chance de s’y plonger.

 

photoAvant et après visionnage

 

DES TEMPS DIFFICILES

Disney n'a donc jamais voulu se contenter du cinéma d’animation, une diversité qui a forcément joué un rôle dans l’acquisition d’un tel monopole sur le divertissement, et ce à tous les niveaux. En effet, la marque a su construire sa notoriété sur des œuvres très installées dans l’imaginaire collectif. C’est par exemple le cas de 20.000 lieues sous les mers, adaptation de Jules Verne extrêmement célèbre outre-Atlantique, qui présente d’ailleurs beaucoup de similitudes avec Le Trou noir, notamment dans la constitution d’un équipage et dans le traitement de l’aventure en tant que telle. Anthony Perkins aurait dit à son propos dans un entretien "C'est un truc à la Capitaine Nemo dans l'espace."

Après la mort de Walt Disney, fondateur du studio, en 1966, il a donc fallu continuer sans la vision certes prompte à piquer les idées des autres mais néanmoins novatrice de l’homme de divertissement le plus apprécié des États-Unis. La tâche ne fut pas aisée. Roy Olivier Disney reprend vaguement les rênes de l’entreprise, mais manque de véritable cap. C’est à partir de cette époque que Disney ne parvient plus vraiment à forger ses propres classiques et se contente d’essayer de reproduire des succès déjà acquis.

Avant les années 1980 et après la mort de Roy Oliver Disney en 1971, Card Walker persiste dans la voie de son mentor et chapeaute des projets bien encrés dans la ligne éditoriale de la firme : Un Petit indien, Mes Amis les ours ou Le chat qui vient de l’espace font partie des nombreux titres proposés, dans un monde où George Lucas et Steven Spielberg sont en train de concevoir le blockbuster à l’américaine.

En 1978, sept productions Disney en live action sortent, la même année que Star Wars. Un renouveau est définitivement nécessaire, et cela passera par le premier film classé PG (c’est à dire non tout public) de la firme, un petit événement.

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commentaires

[)@r|{
11/05/2020 à 19:02

"Le Trou Noir", un film glauque et très dark. Un objet kitch et culte [le bruit des lasers gun est inoubliable] et la scène des météorites incandescentes est absolument génial. [surtout la scène de la passerelle]
Donc, le plus gros des nanars de l'espace vient-il d'Oncle Picsou ? La réponse est ouiiiiiii. C'est "Les derniers Jedi" ou "Les derniers affreux" c'est comme vous voulez, mais surement pas "Le Trou Noir".


04/05/2020 à 17:17

Le trou Noir est un des premiers films de SF que j'ai vu et il se regarde avec toujours autant de plaisir, même si maintenant les trous dans le scénario sont aussi visibles que les fils de nylon des acteurs :). Moi perso, j'ai adoré les robots. Max la grosse brute qui est hyper classe, vinCENT qui est selon moi aussi réussi visuellement que BB8 et BOB avec son allure déglinguée qui le rend sympathique au possible. Mais on a toujours de la sympathie pour ce qui est déglingué après tout.

Carlitto
03/05/2020 à 10:59

Vu à sa sortie en salle en octobre 79 !!!
Le doublage français est atroce. Le cul entre 2 chaises, Disney à l'époque étant exclusivement estampillé "enfants" conçoit le robot principal de manière ridicule...
Dommage car les mattes de Peter Ellenshaw sont splendides, la musique de John Ba

Daddy Rich
02/05/2020 à 11:24

Un pt'i "classique" de mon enfance! J'avais découvert ça en salle!
J'adorais ce film!
Qui contient une scène extrêmement triste...
Bref, je vais le faire découvrir à mes enfants de 9 et 7 ans d'ici quelques jours! On verra bien... leur avis! ;-)

Kyle Reese
01/05/2020 à 20:09

Ce film m’a fait faire des cauchemars enfants.
Maximilien le méchant robot était impressionnant.
Le design du vaisseau était superbe.
Et la découverte de ce que cache les visages miroirs de l’équipage .... des frissons.

Je suis curieux de le revoir mais ai peur d être bien déçu.

Bond
01/05/2020 à 15:02

Le design du vaisseau était magnifique

Numberz
01/05/2020 à 14:51

Moi, j'adore ce film. Ça a hyper mal vieilli. Mais c'est vraiment une madeleine de proust. J'ai même le pop up sorti chez Nathan à l'époque.

Flash
01/05/2020 à 14:22

Le dragon du lac de feu ? m'en parler pas les gars, un autre traumatisme enfantin. En général le héros sauve la princesse, là elle se fait bouffer, brrr, excellent film dans mon souvenir.

zetagundam
01/05/2020 à 13:45

Découvert il y a quelques avec mes yeux d'adultes, c'est extrêmement mauvais mais il y a peut-être 2/3 idées à avis mais ne me demander pas lesquelles

Opale
01/05/2020 à 13:32

je vois que nous avons eu les même traumatismes étant enfants!!!^^ Ce film fait parti de la période "sombre" Dark Fantasy de Disney avec effectivement Le dragon du lac de feu, Les Yeux de la forêt et La foire des ténèbres. Que des échecs, dommage...

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