10 films d'horreur à (re)voir sur Amazon Prime

La Rédaction | 3 novembre 2020 - MAJ : 27/09/2021 10:24
La Rédaction | 3 novembre 2020 - MAJ : 27/09/2021 10:24

Il n'y a pas que Netflix dans la vie : sélection de 10 films d'horreur à (re)voir sur Amazon Prime.

A ceux qui regrettent que le catalogue Netflix rayon horreur soit si moyen, ou si attendu, il y a Amazon Prime. Blindé de films et séries, cet autre service de SVoD a quelques petits classiques, plus ou moins populaires et connus, qui méritent d'être (re)vus.

Sélection de 10 films d'horreur à (re)consommer sans modération.

Et pour voir les meilleurs films d'horreur disponibles sur Netflix en 2021, c'est par ici.

 

Photo Clea DuVallEux aussi sont là, sur Amazon

 

LA CABANE DANS LES BOIS

De quoi ça parle : Un groupe de jeunes qui n'a clairement pas vu Evil Dead, va passer le week-end dans une maison isolée dans les bois. Surprise, ça se passe très mal.

Pourquoi c'est bien : Le film de Drew Goddard, qu'il a co-écrit avec Joss Whedon, n'est pas un simple slasher. C'est mieux que ça. Drôle, méchant, malin, La Cabane dans les bois est une réflexion malicieuse sur le genre, qui joue avec les codes et les attentes du spectateurs, et met en place une mythologie absurde autour de tout le cinéma d'horreur. Difficile d'oublier le premier visionnage du film, qui supporte sans mal d'être revu, pour saisir tous les indices.

Utilisant les clichés du genre pour son histoire cauchemardesque, le film n'en oublie pas pour autant le spectacle, avec quelques mises à mort délicieuses, et un final chaotique du plus bel effet. L'esprit décalé du créateur de Buffy contre les vampires est bien là.

Ça te plaira si t'aimes : Scream, Evil Dead

 

photo, Kristen Connolly, Fran KranzL'Initiative : le spin-off

 

THE WOMAN

De quoi ça parle : Un homme tente de civiliser une femme sauvage, qu'il a trouvée dans la nature. Il l'emprisonne chez lui, sans imaginer que sa famille et lui vont en payer le prix.

Pourquoi c'est bien : Lucky McKee avait été révélé avec son premier film, le superbe May avec déjà Angela Bettis. Depuis, parmi ses autres films peu mémorables (The Woods, All Cheerleaders Die), The Woman reste le plus marquant. Il a fait sensation en festival en 2011, accompagné d'une petite réputation sulfureuse, et si le film n'a rien de bien extrême ou particulièrement choquant, il est bien intense.

Inédit dans nos salles (il est sorti directement en DVD en mars 2012), The Woman interroge bien sûr la part d'humain dans l'inhumain, et vice-versa, dans un jeu de miroir troublant entre le civilisé et le sauvage, l'inné et l'acquis, pour montrer à quel point la vraie horreur se cache derrière les apparences trompeuses de la normalité. Pollyanna McIntosh assure ce rôle difficile avec force, et Lucky McKee rappelle sa maîtrise avec cette fable terrible et violente.

Ça te plaira si t'aimes : Splice

 

photo, Pollyanna McIntoshL'enfant sauvage : la suite

 

SINISTER

De quoi ça parle : Un homme emménage avec sa famille dans une maison, et découvre des vidéos de meurtres, autour d'une mystérieuse entité.

Pourquoi c'est bien : Parce que dans la vague des petits films d'horreur pas cher à la Blumhouse (il n'a coûté que 3 millions), celui de Scott Derrickson (parti après sur Doctor Strange) est l'un des plus noirs, violents et effrayants. Avec son idée à la Ring qui tourne autour de snuff movies, et d'un Mal qui échappe à l'entendement, Sinister est un excellent petit cauchemar, où Ethan Hawke plonge dans un puits sans fond où il perdra tout.

Sinister regorge de scènes angoissantes à souhait, à coup de tondeuse, piscine et autres outils de torture plus ou moins insoupçonnés, tout ça dans une superbe ambiance qui glisse peu à peu vers l'irréel, avec une mythologie très réussie, qui ne va jamais trop loin pour entretenir l'étrangeté. Une petite réussite dans le genre, surtout comparé à sa suite, Sinister 2.

Dans le même genre sur Amazon : Insidious, Dark Skies, Mirrors

 

photo, Ethan HawkeSouriez, vous êtes niqués

 

SILENT HILL

De quoi ça parle : Après un accident de voiture aux portes d'une mystérieuse ville, une mère part à la recherche de sa fille disparue, et découvre l'horreur de Silent Hill...

Pourquoi c'est bien : Parce que c'est certainement l'une des meilleures adaptations de jeu vidéo... ce qui veut tout et rien dire vu la masse de navets dans cette catégorie. Au-delà de ça, Christophe Gans a bien saisi et retranscrit la monstrueuse beauté de la ville et ses démons, avec une direction artistique fantastique, qui rend chaque décor, chaque costume, et chaque créature, terriblement fascinant et riche.

La seule chose qui pose problème dans le film, excepté la question du personnage de Sean Bean forcé à l'écran par les producteurs, c'est la peur réelle. Il y a certes de l'angoisse et de l'horreur graphique dans Silent Hill, mais tout reste presque trop beau, comme si le réalisateur du Pacte des loups considérait cet univers comme un musée à reconstituer, sans trop jouer avec les pièces précieuses du décor. Quand l'héroïne incarnée par l'excellente Radha Mitchell descend dans l'horreur finale, il manque la plongée dans les ténèbres, qui aurait parachevé cette adaptation. Laquelle reste néanmoins très réussie, et plus que respectable.

Ça te plaira si t'aimes : L'Échelle de Jacob, Stephen King

 

Photo Radha MitchellFans demandant une suite (et récompensés par Silent Hill : Revelation 3D)

 

LA MUTANTE 

De quoi ça parle : De scientifiques qui trouvent très malin d’hybrider ADN humain et alien. Le résultat n’est autre qu’une sculpturale femme blonde qui se passionne essentiellement pour la copulation et la dévoration de mâles humains. 

Pourquoi c’est bien : Parce qu’il fut un temps où une série B entre horreur et SF, pour imparfaite qu’elle soit, se devait d’être réalisée par de bons artisans. Et voici un métrage qui en réunit une sacrée tripotée. L’ensemble est dirigé par Roger Donaldson, artisan concerné auquel on doit également Le Pic de Dante, la créature a été conçue par H.R. Giger, le père du Xénomorphe, et le casting nous offre une ribambelle de formidables acteurs. Tout cela pour aboutir à un récit violent, sexy, dont  le poids des années n'a pas aténué le charme.

Bien sûr les ficelles sont parfois très épaisses, mais la qualité des effets spéciaux et le design de la vilaine bébête font toujours forte impression. Du côté de la distribution, entre Natasha HenstridgeMichael MadsenForest WhitakerAlfred Molina ou encore Ben Kingsley s'en donnent à coeur joie, et offrent au récit un réjouissant festival de gueules et de cabotinage comme on l'aime.

Ça te plaira si t'aimes : Alien, le huitième passager bien sûr, mais aussi les bizarreries baveuses comme Inseminoïd

 

photoBonjour madame !

 

THE JANE DOE INDENTITY

De quoi ça parle : D'un père et son fils, tous deux légistes, qui reçoivent, un soir de tempête, le cadavre d'une femme non identifiée. Alors qu'ils entament son autopsie, des phénomènes perturbants se multiplient autour d'eux.

Pourquoi c'est bien : Parce que le réalisateur André Øvredal s'est posé les bonnes questions afin de rendre son huis-clos terrifiant. Et réussir à nous impressionner avec presque uniquement deux personnages, enfermés dans un décor restreint, plutôt clinique, voire générique, c'est quand même un joli tour de force. Pour y parvenir, il accorde un soin maniaque à son découpage, et veille à ne pas abuser d'effets voyants, pour laisser progressivement monter la terreur, et générer un sentiment de claustration. Le traitement du "personnage" central, la mystérieuse Jane Doe, est à ce titre exemplaire, la caméra scrutant l'anatomie de ce corps pas tout à fait sans vie, avec une intensité et une insistance tout à fait vicieuse.

Quant aux comédiens, Emile Hirsch et Brian Cox, ils composent un duo terriblement émouvant et singulier, qui permet au récit, dans sa première moitié, de nous connecter émotionnellement à ces protagonistes faillibles et fêlés. Et du coup, quand The Jane Doe Identity ose la grandiloquence et l'horreur baroque, on est puissamment immergé dans une expérience pas loin d'être traumatisante.

Ça te plaire si t'aimes : Les films-concepts dérangeants, comme The Dead Girl, ou les hanteries désespérée à la manière d'Abandonnée, de Nacho Cerdà.

trailerUne morte qui nous fait de l'oeil

 

C.H.U.D.

De quoi ça parle : De l'apparition, dans les sous-sols de New York, du mutants humanoïdes et affamés, qui s'en prennent à ceux que la misère a éloigné de la surface.

Pourquoi c'est bien : Parce que derrière sa façade de série B peuplée de monstres caoutchouteux, le film de Douglas Cheek étonne par son ton sérieux, son décor, et l'atmosphère qui s'en dégage. Si la première heure prend la forme d'une enquête qu'on aurait espéré plus dynamique, le récit nous entraîne avec intelligence dans les méandres d'une cité tentaculaire, et pose intelligemment ses personnages, ainsi qu'un cadre original, très évocateur, et dont les échos sociaux donnent pas mal de force à l'ensemble.

Et, quand les vilaines créatures se montrent, on a beau sentir le budget léger de l'ensemble, force est de constater que ça marche, pour peu qu'on apprécie les grandes heures du latex et des bébêtes aussi coriaces qu'affamées. Un plaisir pas coupable donc, mais forcément un peu nostalgique, dont le premier degré reste encore aujourd'hui une des clefs de sa réussite.

Ça te plaira si t'aimes : Les joyeusetés craspec de la même époque, comme Street TrashThe Thing, ou les maquillages abominablement géniaux de Re-Animator.

 

photoUne bonne douche, y a que ça de vrai

 

BURIED

De quoi ça parle : Du calvaire  d'un homme qui se réveille, enfermé dans un cercueil, plusieurs mètres sous terre. Avec le peu de batteries de son téléphone, il va tenter de contacter des secours.

Pourquoi c'est bien : Les films à concept ont souvent du mal à survivre à leur sortie, et à demeurer dans les mémoires passée l'excitation de leur découverte, mais Buried mérite amplement d'être (re)découvert. Tout d'abord, parce qu'il respecte totalement le pacte qu'il fait avec le spectateur, n'abandonnant jamais le principe du huis-clos claustrophobe, ne le tordant jamais à coup de twists foireux ou de mise en abîme facile !

Non, Buried est un film simple, radical, qui accepte de reposer uniquement sur la force de son écriture et l'interprétation de son comédien principal.  Et justement, on oublie souvent qu'avant de devenir une blague sur pattes, Ryan Reynolds fut un acteur prometteur, aux choix extrêmement éclectiques. Preuve en est avec ce film où, loin de ses envolées blagueuses  (aussi efficaces soient-elles), il parvient à délivrer une partition d'une grande complexité, entre  sobriété, angoisse, et nervosité extrême. C'est d'ailleurs en grande partie grâce à lui que le suspense du film fonctionne, et que son impact demeure intact aujourdhui.

Ça te plaira si t'aimes : Dans un genre très voisin, l'intéressant Locke, où officie Tom Hardy.

 
 

Photo Ryan Reynolds"Et j'ai même pas de clopes."

 

THINNER - LA PEAU SUR LES OS

De quoi ça parle : Maudit par des gitans, un avocat obèse est maudit : chaque jour, il perdra un peu de poids, jusqu'à ce que mort s'en suive. Sauf s'il trouve une parade...

Pourquoi c'est bien : Parce que le texte original correspond à une période bien particulière chez son auteur. Stephen King y était alors en proie à une grande souffrance, dans un état de polytoxicomanie avancée, en surrégime professionnel, soit un cocktail propice à des récits plus noirs encore que d'ordinaire. Les oeuvres de cette époque s'accumulent avec une violence rare. Les personnages y sont cyniques, mal intentionnés et parfois punis dans une explosion de cruauté terrible.

Certes, le film de Tom Holland n'est pas parfait, loin s'en faut, et souffre de vouloir délayer une nouvelle pour la faire rentrer dans un format de long-métrage (mais y ajoute quelques belles idées... épidermiques), pour autant, ses maquillages à l'ancienne et son ton goguenard rendent hommage à l'oeuvre du romancier, et propose une ambiance délétère, sale et méchante, devenue trop rare.

Ça te plaira si t'aimes : Les histoires horribles qu'on se raconte au coin du feu, ou certaines adaptations modestes du maître comme La Cadillac de Dolan.

 

photoBeaucoup trop de peau sur les  os

 

L'ARMEE DES MORTS

De quoi ça parle : De la lutte pour la survie d'une poignée d'hommes et de femmes retranchés dans un centre commercial, pendant une épidémie zombie.

Pourquoi c'est bien : Parce que le film de Zack Snyder n'est pas seulement un remake du Zombie de George A. Romero, c'est un film qui entame avec lui un vrai dialogue contradictoire. Le maître de Pittsburg avait réalisé un chef d'oeuvre critique à l'égard de la société de consommation et de l'individualisme, Snyder s'en inspire pour proposer une rageuse alternative. Individualiste, guerrier et revendiquant la primauté du leader éclairé sur le collectif, le métrage est passionnant dans les nombreux choix qu'il opère.

Au-delà de ce positionnement politique, c'est en outre un excellent film d'action, dans lequel son jeune réalisateur faisait preuve d'une efficacité et d'un sens de l'énergie remarquable. Premier film de zombie américain à digérer l'influence de 28 jours plus tard, il contient quantité de scènes éprouvantes, notamment une introduction restée culte, à l'intensité et à la violence jamais égalée. Tonitruant, le film demeure un des rares du genre à avoir laissé son empreinte ces deux dernières décennies.

Ça te plaira si t'aimes : Les infectés qui courent et ont une bonne grosse faim, comme dans 28 jours plus tard, ou les survivants qui ne se laissent pas faire, comme dans le chef d'oeuvre originel, Zombie.

 

photo L'armée des morts"Restez chez vous, merde !"

Tout savoir sur La Cabane dans les bois

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commentaires
Pseudonaze
03/11/2020 à 22:57

C. H. U. D... toute ma puberté qui me revient droit dans la gueule !

Murata
04/04/2020 à 14:47

Très bonne sélection, purée j'ai déjà vu tout ça.

lulu
02/04/2020 à 13:35

Aaahh jusqu'en en enfer, je me rappel de ce film à sa sortie, c'était une bonne petite surprise pour moi à l'époque. Depuis,je l'ai vu et revu plusieurs fois. Sa fais longtemps, Je vais le revoir tiens ^^

Fred_NTH
01/04/2020 à 17:46

Merci !

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