Charlie's Angels : à quel point les drôles de dames se sont-elles plantées au box-office ?

Camille Vignes | 8 mars 2020
Camille Vignes | 8 mars 2020

On s’en doutait, c’est arrivé… seize après Charlie's Angels : Les anges se déchaînent, la suite-reboot de la saga se plante en beauté côté box-office avec Charlie's Angels.

Troisième volet de la série de films adaptés de la série télévisée Drôles de dames créée par Ivan Goff et Ben Roberts en 1976 et diffusée jusqu’en 1981, Charlie's Angels est venu relancer la franchise cinématographique commencée à l’orée du nouveau millénaire. 

Mais alors que les Charlie et ses drôles de dames et Charlie's Angels : Les anges se déchaînent ont tous deux fait de belles carrières au box-office, la relance d’Elizabeth Banks n’a jamais réussi à trouver son public. Les critiques, pas toujours tendres avec Charlie's Angels (la nôtre est ici), et le désintérêt ambiant du public semblent avoir pesé lourd dans la balance. Trop lourd… 

  

 

LE BUDGET 

Officiellement, Sony a déboursé 48 millions de dollars pour Charlie's Angels, un budget raisonnable comparé à certains films du genre. S'il est dans la même tranche que celui déboursé pour S.O.S. Fantômes en 2016 (dans cette même volonté de réveiller une vieille franchise), ce dernier ayant coûté environ 46 millions de dollars, il dit déjà beaucoup des ambitions du studio avec ce film et qui peut notamment s'expliquer par le choix du casting. 

Que ce soit du côté des films d'action solo (hors franchise) issus de franchises bien installées, ces productions peuvent facilement coûter entre 70 et 150 millions de dollars. C'est par exemple le cas de Mr. & Mrs. Smith avec Angelina Jolie et Brad Pitt (110 millions de dollars hors markéting et hors inflation), Kingsman : Services Secrets  (81 millions) et Kingsman : Le Cercle d'or  (104 millions) avec Colin FirthMark Strong, Taron Egerton..., Ocean’s Eight (70 millions) avec Sandra BullockCate BlanchettAnne HathawayMindy KalingRihanna Sarah PaulsonHelena Bonham CarterAwkwafina ou encore Mission : Impossible - Rogue Nation.

Mais, si 48 millions de dollars est une belle somme dans l’absolu, elle devient dérisoire comparée aux sommes déboursées par d’autres pour relancer une marque. Les studios Paramount, Skydance et Disney ont par exemple avancé 185 millions de dollars pour Terminator : Dark Fate.

 

Photo Kristen Wiig, Leslie Jones, Kate McKinnon, Melissa McCarthyS.O.S. Fantômes, problématique pour beaucoup

 

Par ailleurs, Sony ne s’est pas permis de faire grimper la note comme il l’avait fait avec Charlie et ses drôles de dames et Charlie's Angels : Les anges se déchaînent. 

Le premier long-métrage, sorti au début du nouveau millénaire, avait en effet coûté 93 millions de dollars - soit 139,3 millions de dollars actuels si l’on prend en compte l’inflation. Le second explose les scores côté budget puisque Sony avait lâché 120 millions de dollars, juste pour sa production. Une belle grosse somme en monnaie d’alors, qui aurait grimpé à 168,2 millions de dollars aujourd’hui. 

 

photo, Cameron Diaz, Drew Barrymore, Lucy LiuGros budget, belle réussite 

 

Or les studios ont été bien avisés de ne pas allouer plus à la production de ce reboot et de ne pas suivre les traces des deux précédents chapitres. En effet, le mauvais démarrage du film aurait fait revoir les dépenses du studio à la baisse, impactant directement le budget marketing du film. Car il faut évidemment ajouter au 48 millions de dollars de production les sommes déboursées par les pôles marketing et communication du film, des sommes qui servent surtout à lui donner une visibilité. 

D’après Deadline, les studios avaient prévu de dépenser environ 100 millions de dollars uniquement dans la promotion de Charlie's Angels - soit presque 2,1 fois plus que pour la production du film lui même. Mais ils auraient finalement réduit ces coûts à 50 millions dollars après le fameux/foireux démarrage. 

Si l’on prend en compte ces dernières dépenses, le film aurait coûté plus du double de ce qui est annoncé publiquement. Donc au bas mot, le budget total est de 98 millions de dollars. 

 

photo, Ella Balinska, Kristen Stewart, Naomi Scott, Elizabeth Banks48 millions pour la mode 

 

LE BOX-OFFICE MONDIAL

Avec 71,8 millions de dollars récoltés dans le monde, Charlie's Angels n’a jamais réussi à déployer ses ailes. Inutile de dire que ce résultat est très en dessous des attentes des studios et des résultats qu’auraient pu réaliser les drôles de dames. 

En comparaison, les premiers films étaient beaucoup plus fort. En 2000, Charlie et ses drôles de dames encaissait en effet 264,1 millions de dollars (plus de 395,6 millions avec l’inflation) quand trois ans après, un peu moins bon, Charlie's Angels : Les anges se déchaînent en récoltait 259,1 millions (363,2 avec inflation). 

71,8 millions de dollars, c’est surtout beaucoup moins bon que le reboot féminin de la franchise Ghostbuster qui a vu son chapitre féminin de 2016, S.O.S. Fantômes encaisser 229,1 millions de dollars, alors que son budget brut jouait dans la même catégorie et que les critiques ne s'étaient pas mal acharnées dessus. 

En comparaison au film de Gary Ross c'est également très décevant puisque Ocean’s Eight avait encaissé 297,7 millions à travers le monde.

 

Cameron Diaz, Drew Barrymore, Lucy LiuImbattables dans les coeurs et au box-office 

 

LE BOX-OFFICE DOMESTIQUE 

17,8 millions de dollars. Une somme ridicule qui relègue le film à la 112e place du box-office domestique de 2019. Lui qui ne réussit même pas à nager dans les mêmes eaux que les conspués Cats (27,1 millions de dollars) et Hellboy (21,9) est très loin derrière l’autre reboot de film féminin de l'année, Les Filles du Docteur March (107,1 millions,) et carrément invisible face aux superproductions Sony de l’année comme Jumanji : Next level (311,2 millions de dollars). 

Ces résultats sont d’une faiblesse absolue, même si c’était à prévoir. On l’a dit, le démarrage du film a été franchement compliqué, et pour cause, le box-office ne s’élevait qu’à 3,14 millions de dollars après son premier jour d’exploitation et il a mis le week-end entier à passer la barre des 8 millions - atteignant difficilement les 8,3 millions le dimanche soir alors que les estimations s’élevaient à 10-13 millions. 

Comparées aux ouvertures et aux scores domestiques des films du début des années 2000, ces performances sont encore plus mauvaises. Charlie et ses drôles de dames réussissait en effet à amasser 40,1 millions de dollars pour ses trois premiers jours (60 millions avec inflation) et dépassait les 125 millions à la fin de sa carrière de 17 semaines (187,7 millions aujourd’hui). Cette année-là, il était d’ailleurs quatorzième du classement général. 

Charlie's Angels : Les anges se déchaînent jouaient un peu plus bas, mais jamais autant que le film de 2019. En trois jours, il avait déjà dans les caisses de son box-office 37,6 millions de dollars (52,7 millions actuels), atteignait en 14 semaines les 100,8 millions (141,3 millions avec inflation) et campait à la 29e place du box-office domestique de 2003.

 

photo, Ella Balinska, Naomi Scott, Kristen StewartOui oui, c'est le moment de se cacher...

 

LE BOX-OFFICE ÉTRANGER 

Globalement, et si l’on garde en tête que les studios ne récupèrent jamais toute la somme encaissée par le box-office, on peut faire le même constat d'échec à l’étranger. Avec 54 millions de dollars, les recettes à internationales pèsent pour plus de 75% dans la balance globale. Et comme pour le box-office domestique, c’est bien moins heureux que les scores enregistrés par les films de McG. 

En 2000, la consommation internationale d’un film pesait déjà pour beaucoup dans la balance des recettes et représentait 52,6% des caisses totales - soit 138,8 millions de dollars d’alors et 207,9 d’aujourd’hui pour Charlie et ses drôles de dames. Le schéma était d’ailleurs à peu près le même en 2003 : 61,1% des recettes globales du film étaient réalisées hors sol américain et Charlie's Angels : Les anges se déchaînent  encaissait 158,3 à l’international, soit 221,9 millions avec inflation. 

Alors qu’à l’époque d'McG, les pays étrangers les plus séduits par les drôles de dames étaient l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Australie (et le Japon pour le second film), ces derniers ne pèsent pas lourd dans le box-office international de Charlie's Angels.

Sans surprise, la Chine rafle la vedette du box-office international et compte 10,8 millions de dollars dans ses caisses, tandis que suivent (autour d’un à quelques millions de dollars dans leurs caisses respectives) l’Indonésie, l’Australie, la Russie ou encore le Mexique.

 

photo, Ella Balinska, Naomi Scott, Kristen Stewart... et de fuir très loin sans se retourner 

 

BOX-OFFICE FRANÇAIS

Sorti le 25 décembre 2019 en France, soit plus d’un mois après sa sortie américaine, Charlie's Angels est resté en salles jusqu’au 2 février dernier et la France n’a jamais été sa planche de salut. 

Au maximum, ce ne sont que 271 toiles qui l’ont accueilli et il n’a jamais réussi à atteindre les 250 000 entrées. En tout, les cinémas français n’ont débité que 233 693 tickets, dont plus de la moitié la première semaine (138 428) et 14 012 le premier jour. 

Inutile de dire que c’est le film de la franchise cinématographique qui a fait vendre le moins de places. Et de loin, très très loin. En 2000, Charlie et ses drôles de dames jouissait de beaucoup plus de salles (656) et écoulait plus de 1,7 million de places de cinéma - dont 711 821 la première semaine. En 2003, avec encore plus de copies au début de son exploitation (706 salles), Charlie's Angels : Les anges se déchaînent vendait plus de 1,5 million de places (666 221 première semaine).

 

photo, Ella Balinska, Kristen StewartMais il faut toujours garder la tête haute 

 

BILAN 

L’une des pires choses qui puissent arriver à un film, et certainement la pire pour les studios, est de ne pas rentrer dans son budget. On ne sait pas vraiment combien les studios récupèrent à l’international sur leurs investissements, mais à domicile, environ 50% des caisses du box-office leur seraient rendues (là encore, les studios gardent farouchement cette information). 

Ce qui signifierait que sur les 17,8 millions de dollars encaissés en Amérique du Nord en neuf semaines d’exploitation, Sony ne toucherait en réalité que la ridicule somme de 8,9 millions de dollars à domicile. Et ce n'est pas avec les quelques millions de dollars récupérés sur les 54 millions étrangers que le film rentrera dans ses frais.

Dans tous les cas, cela signifie que les retours sur investissements perçus par le studio ne lui permettront même pas de rembourser le budget de production brut du film. Et on ne parle même pas du rêve utopiste qu’est celui de rentabiliser les dépenses marketing.  

 

photo, Elizabeth BanksElizabeth Banks, incognito après ce flop

 

Avec 17,8 millions à domicile et 54 à l’international, Charlie's Angels est un bon gros flop. Très loin des résultats enregistrés par les films de McG, ceux du métrage d’Elizabeth Banks sont évidemment une déception pour les studios. Même si ces derniers ne s'attendaient pas à des résultats extraordinaires (en témoigne le budget hors marketing du film) et si l’ouverture du film a très vite fait déchanter le studio, Sony ne devait certainement pas s’attendre à voir à ce point sombrer une franchise si forte il y a 20 ans.  

Plus que jamais, l’année 2019 aura prouvé que les films opérant sur le modèle mi-suite / mi-reboot ne fonctionnent pas ; qu’ils usent du retour des figures emblématiques ou non. Car si Halloween enregistrait de très beaux résultats en 2018 en rappelant Laurie Strode (Jamie Lee Curtis) et Michael Myers, Terminator : Dark Fate a tôt fait d’annihiler toute relance à venir pour la saga (on en a parlé en détails ICI). Idem pour Stephen King's Doctor Sleep. Et en 2016, S.O.S. Fantômes version reboot féminin dessinait déjà cette tendance. 

 

photo, Ella Balinska, Naomi Scott, Kristen StewartDes drôles de dames qui se sentent toutes drôles... 

 

LES CAUSES 

Après seize ans à dormir dans les fonds de tiroir Sony, la franchise Charlie’s Angels s’est retrouvée dans une position un peu bâtarde. Obscure pour les moins de 25 ans qui, souvent, en ont uniquement entendu parler par leurs grands frères/soeurs/cousins ou parents, les autres spectateurs se souviennent encore avec émotion du dynamisme et de l’autodérision avec lesquels McG avait fait renaitre la série des années 70. 

On ne peut guère arguer que la campagne de communication de Charlie's Angels a joué contre lui - le film était plutôt visible et les studios ont fait du temps leur allié, étalant les différents matériaux marketing sur plusieurs mois. 

En revanche, si la date de sortie de Charlie's Angels semblait intelligemment choisie, le film s’est finalement retrouvé en face de gentils poids lourds en Amérique du Nord et s’est vu voler la vedette dès le 15 novembre. Le Mans 66 de James Mangold avec Christian Bale et Matt Damon a, par exemple, démarré sur les chapeaux de roue la même semaine que le film d’Elizabeth Banks, encaissant environ 31 millions de dollars (3 fois plus environ que les autres films de la semaine), lui coupant instantanément l'herbe sous le pied. 

 

photo, Kristen StewartTroque veste fluo contre clin d'oeil (quasi) inutile 

 

Mais si Charlie's Angels a ramassé ses dents, le film a sa part de responsabilité dans l’histoire. Contrairement au diptyque de McG ou à Ocean’s Eight (avec Sandra Bullock, Cate Blanchett, Anne Hathaway, Mindy Kaling, Rihanna Sarah PaulsonHelena Bonham CarterAwkwafina), le reboot d’Elizabeth Banks n’avait aucune tête d’affiche vraiment connue ou convaincante sur laquelle appuyer sa communication, exception faite de Kristen Stewart.

Là où, en 2000, on avait eu le droit à Drew Barrymore, Cameron Diaz et Lucy Liu pour incarner avec un peps et un charisme infini les drôles de dames, en 2019, Sony a choisi Kristen Stewart, Naomi Scott et Ella Balinska pour relancer la franchise. La première est mondialement connue depuis Twilight, mais a pris la tangente de ce genre de production depuis (Café Society, EqualsCertaines femmes). Malgré les rôles de Scott dans Aladdin ou Power Rangerselle et Balinska peuvent être mises dans le même panier : elles n’ont pas vraiment de réputation et n'ont pas pu être utilisées comme argument pour remplir les salles de cinéma.

Certes, la chanson originale réunissant Miley Cyrus, Ariana Grande et Lana Del Rey a beaucoup fait parler, et les trois chanteuses/actrices sont internationalement connues, mais le public ne s’est certainement pas laissé berné par un argument aussi ténu. 

 

photo, Miley Cyrus, Ariana GrandeDrôles de dames plus convaincantes et pas présentes... 

 

Comme souvent, les critiques mitigées n'ont pas aidé non plus à la promotion du film et le bouche-à-oreille a tôt fait de détruire sa crédibilité et sa réputation. La critique de Slate écrit par exemple que "le film est bourré de bonnes intentions […]. Mais la vision que Banks donne de la prise de pouvoir des femmes est incohérente, ressemblant plus à une liste de choses à faire pour se rappeler  les discours féministes de ces dernières années qu’autre chose". 

Et elle est assez représentative de ce qu'on a pu trouver dans la presse à la sortie du film. The Guardian taxait le film de "jetable, incohérent et maladroit" quand Variety le trouvait "pulpeux et excitant", mais trop grossièrement féministe et assez basique dans ces questionnements. The Playlist le jugeait oubliable et indigeste, mais Indiewire demandait à en voir plus et The Hollywood Reporter, contrairement à certains, le jugeait subtil et moderne. 

Avec autant d'informations contradictoires, les publics ont évidemment un mal fou à se faire une idée sur le film avant de le voir. Et, si certains se précipitent dans les salles obscures sans avoir regardé une seule image du film, d'autres décortiquent la presse, les bandes-annonces, les affiches... Nul doute que ces derniers ont au moins été décontenancés par la foison de contradictions. 

 

photo, Naomi Scott, Ella Balinska, Kristen StewartRésultats des critiques 

 

Mais avancer que les spectateurs pourraient se sentir perdus face aux différentes critiques, c’est faire peser sur eux, et sur eux seuls, la responsabilité d’un échec. Pourtant les chiffres d’un film ont toujours plusieurs interprétations, et la réalité se situe souvent à mi-chemin entre elles.

L'interprétation d’Elizabeth Banks est accusatrice et fait du public une masse informe et sexiste emprisonnée dans d’anciens schémas sociaux qui, en réalité, ne correspondent pas à tout le monde. Les Captain Marvel, Wonder Woman, Mad Max : Fury Road ou encore La Reine des neiges prouvent bien que les films "girl power" peuvent avoir de très (très) belles carrières financières.

Peut-être alors que, si les critiques de Charlie's Angels sont si mitigées, c’est simplement parce que le film n'a aucune subtilité et n'a pas su doser correctement son humour. Peut-être qu'il manque de punch dans ses scènes d'action, de crédibité ou d'autodérision... Peut-être que pour beaucoup, il était mauvais, car incapable de supporter la comparaison avec les films de McG. Peut-être aussi que la dimension féministe, souvent avancée pour vendre ce genre de films, a été mal gérée...

Le sujet du féminisme dans les films est épineux, impossible à traiter rapidement et ce ne serait pas lui rendre hommage que de balancer trois lignes dessus dans ce dossier qui n'y est pas consacré. Mais comme la question est vraiment importante pour Charlie's Angels, on vous invite à lire notre dossier qui approfondit la question. 

 

photo, Elizabeth Banks, Kristen StewartDécor 100% girly, réussite assurée...

 

LES CONSÉQUENCES 

La première et plus importante d'un tel échec, c'est que maintenant, Charlie's Angels a peu de chance, si ce n'est aucune, de donner naissance à un petit frère et cette belle franchise des années 2000, est maintenant défigurée par ce bon gros point noir.

La tendance observée avec Terminator : Dark Fate, Stephen King's Doctor Sleep ou encore S.O.S. Fantômes ne fait que se confirmer un peu plus… le reboot ou reboot-suite nostalgique tel qu’il est exploité aujourd’hui n’apporte pas forcément du bon. Quel que soit le genre du film, il semblerait que certains d’entre eux aient même pour vocation d’enterrer des marques/franchises/réalisations qui ne demandaient qu’à rester en paix là où elles étaient. Et les fans s’en rendent de plus en plus compte. 

Au milieu de ces chiffres, que reste-t-il de ses héroïnes ? Une fois encore, la carrière au box-office de Charlie's Angels, un film féminin qui se veut féministe, s'inscrit dans une tendance. Il semble difficile pour un film du genre de se payer une place au soleil en avançant l'argument du "girl power" dans le Hollywood actuel. 

Et faire partie d'une giga-franchise n'est pas forcément synonyme de salut. Le démarrage incertain de Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn (84,5 millions de budget, ouverture décevante à 33 millions), pourtant issue de l’univers DC et porté par Margot Robbie, montre lui aussi que vendre un film par le biais de son casting féminin ne fonctionne pas forcément, et le public ne s'y trompe pas. L'argument du film féminin/féministe n'est pas gage de réussite et il peut autant jouer pour que contre un film. 

 

Affiche française

 

commentaires

joe789
15/04/2020 à 01:34

Un transfert d'un commentaire posté sur vieille page dédié a ce film ....

Elle l'a vu son film ?..... tous les gentils sont des femmes, tous les méchants des hommes.
Et elle nous fait des leçons sur le sexisme !!

Dans les films ou les hommes sont les héros, les femmes ne sont pas toutes méchantes, et les hommes ne sont pas tous gentils.

On peut mettre des héroïnes forte sans forcement cracher à la gueule des hommes

Bref c'est pas un film, c'est du Fascisme. D'ailleurs, si les rôles dans le films avaient été inversé, çà aurait surement posé probleme. Ce qui démontre que son film d'action n'est pas un film d'action classique.

On ne va pas voir un film d'action pour se retrouver dans un débat. On va voir un film d'action parce qu'on a envie de se vider le cerveau.

Tant qu'elle aura pas compris ça, cette réalisatrice nous sortira des bides à la pelle

Lu34s
04/04/2020 à 16:39

Vous pouvez me rappeler l'intégralité du casting d'Ocean's 8 s'il vous plait ?

Tractopelle
15/03/2020 à 23:14

Passez du charisme de Cameron Diaz , barrimore et Lucy Liu a celui de la meuf de Twilight , de Aladin et d'une inconnue c'était courru d'avance le flop tu rajoutes a ça une mauvaise réalisatrice qui en plus est au scénario le tout soupoudré de féminisme bidon et ta un sacré navet ... Tout les films comme SOS fantômes 3 , océan 8 , charlie's Angels 3 fait pour nous Soulez avec cette idéologie féministe et rabaissé les hommes les gens n'en veulent pas fin de l'histoire

Jonx
14/03/2020 à 10:31

Es ce qu'il y avait besoin de jouer autant la carte féministe ? Ça énerve énormément de gens et ils ne vont pas voir le film juste par principe. Charlie's angels c'est 3 espionnes féminines, pas besoin d'en rajouter.
Et le mélange sérieux/autodérision était pas vraiment bien dosé contrairement au films des annees 2000

Nick
10/03/2020 à 00:46

C’est même pas un film, c’est un outil de propagande. La première demi-heure et les répliques d’un féminisme de bas étage font pitié.

Los
09/03/2020 à 17:42

Dans l'absolu, c'est une bonne bouse quand même, les dialogues rendent le film interminable

Miami81
09/03/2020 à 13:08

Ca rend le budget de Cats d'autant plus incompréhensible. On voit bien avec Charlie's Angel et SOS Fantômes que les studios n'ont pas voulu prendre trop de risques. Ils ont eu raison, pourquoi dépenser des centaines de millions pour un reboot que personne n'attend vraiment.
Pour Terminator, les choses étaient un peu différentes. La franchise restait culte pour une partie du public et il paraissait improbable de mettre un budget de 50 millions sur un Terminator, surtout avec le nom de James Cameron au générique.
Au final, on voit bien que les studios ne font quand même pas tout et n'importe quoi, ce qui rend encore une fois le budget de Cats surréaliste.

Dogme
09/03/2020 à 11:22

Vu il y a quelques jours : "je ne m'attendais à rien mais je suis quand même décu".
BO nulle, acteures/actrices pas top du tout, féminisme en carton (comme l'a fait remarqué Ricky Gervais, ils devraient tous arrêter de parler de choses qu'ils ne connaissent pas...) et surtout un scénario wtf. Bosley LE méchant ?? Même Patrick n'y croit pas dans le film, on dirait qu'il joue en se disant "nan mais c'est une blaque, ils vont finir par me donner le vrai scénario" ou alors "osef : personne va voir ce film"...

Madolic
09/03/2020 à 10:27

Alors c'est pas tant le féminisme forcé que j'ai trouvé prbmatique, après tout c'est en adéquation avec le sujet du film même si ça reste superficielle au final, c'est que rien ne va dans ce film.
Réalisation à la ramasse (les scènes d'actions sont d'un ennui ..) cast en roue libre (sauf stewart), BO à côté de la plaque (alors que l'on se souvient que en 2000 elles mettaient des coups sur du prodigy)
Bref ça fait plus penser à un téléfilm qu'autre chose ...

In Love with Greta
09/03/2020 à 09:43

et bien justement c'est tres drôle que ces films Gynocrates se plantent, c'est fun,on en redemande
au moins j'ai vu en leur temps les nanard de McG, çà me faisait penser au cinoche de Michael Bay dans le délire et le grand n'importe quoi, au moins on peut prendre un certain plaisir dans ces series z à gros budget car c'est decomplexé voire déviant,
or dans ces films là féministes, ce n'est meme pas drôle, c'est nul et pas drôle, au moins les films de McG étaient tres réussis dans le genre Nanard,ces feministes n'ont donc pas le niveau pour faire des nanards

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