Alita : Battle Angel - le meilleur et le pire de l'adaptation du culte Gunnm

Christophe Foltzer | 16 février 2019
Christophe Foltzer | 16 février 2019

Après des mois d'attente, de craintes et d'espoirs, Alita : Battle Angel est enfin arrivé au cinéma. On s'est dit que c'était le meilleur moment pour le comparer à son modèle, le cultissime manga Gunnm de Yukito Kishiro.

En gestation depuis presque 30 ans, Alita : Battle Angel a failli voir le jour plusieurs fois sous l'égide de James Cameron, sans jamais cependant se concrétiser, pour notre plus grand désarroi. Trop occupé à donner vie à sa saga Avatar, il a finalement choisi le très inégal Robert Rodriguez pour mettre le manga en images avec la promesse de créer une nouvelle franchise forte. Si le film n'est pas aussi excellent qu'on l'aurait souhaité, mais qu'il n'a clairement pas à rougir face à la concurrence (notre critique ici), sa carrière au box-office semble déjà le condamner à un gros échec.

Mal marketé ou coup d'épée dans l'eau, Alita : Battle Angel n'en reste pas moins une adaptation plus que fidèle du manga Gunnm de Yukito Kishiro, avec quelques aménagements évidemment. On se lance donc dans un petit jeu des sept erreurs pour déterminer le meilleur du pire de cette transposition. Et on vous prévient tout de suite, ÇA VA SPOILER, sinon on ne peut pas faire les choses correctement.

 

 

LE MEILLEUR

 

GALLY/ALITA

Evidemment, on ne pouvait pas commencer par autre chose que l'héroïne elle-même, Alita. Ou plutôt Gally dans sa version originale et française, mais appelée Alita depuis le début aux Etats-Unis, donc ce sera Alita dans le film. Et puis c'est tout. C'était d'ailleurs le plus gros pari du long-métrage, parvenir à nous rendre Gally réelle, humaine, en dépit de son corps cybernétique et de son utilisation incroyable du Panzer Kunst.

 

photo GunnmGally

 

Force est de constater que le pari est remporté haut la main. Si on avait beaucoup flippé lorsqu'on avait découvert les premières images du film avec une Alita dotée d'yeux gigantesques, il faut bien remarquer que, depuis, un travail minutieux sur son apparence a été effectué et que le rendu final dépasse toutes les espérances. Enrichie par la prestation tout en nuances de Rosa Salazar, Alita surprend par sa candeur, son humanité tout comme par son versant plus sombre et violent. On croit sans problème à cette jeune fille qui se découvre en même temps qu'elle découvre son nouvel environnement, aux milliers de détails qui nourrissent ses différentes expressions, à ses aptitudes hors du commun.

Il y avait une seule chose que le film ne devait foirer à aucun prix et c'était bien son héroïne. Nous sommes plus qu'heureux de voir que ce n'est, au final, pas le cas et qu'Alita en elle-même est un tour de force technique qui risque de mettre K.O. la concurrence pendant un bon moment. Jusqu'au prochain Avatar ?

 

Photo Rosa SalazarAlita

 

UNE ADAPTATION FIDÈLE

Si adapter, c'est trahir, Alita : Battle Angel avait largement de quoi faire. Après tout, un film de 2h20 ne peut contenir les 9 volumes de la première série Gunnm. Nous sommes donc plutôt ravis de constater que les choses ont été faites intelligemment. En effet, le film de Robert Rodriguez ne s'embarrasse pas à nous raconter toute l'histoire de Gally, mais se concentre davantage sur les trois premiers tomes, comme l'avait fait la célèbre version animée de 1993 qui a servi de plan de travail à l'écriture du script.

 

photo IdoNaissance d'une héroïne

 

Ainsi, Alita nous présente les enjeux et les personnages les plus importants des premiers chapitres avec une fidélité qui force le respect, même s'il opère quelques aménagements en fusionnant certains personnages (Grewishka par exemple, amalgame de Makaku et Kinuba), voire en changeant radicalement l'identité d'autres (l'assistant d'Ido, Gouzu, devenant l'infirmière Gerhad). Des modifications qui pourraient poser problème si elles ne s'intégraient pas harmonieusement dans le script du film.

En résulte un univers cohérent, qui prend quelques raccourcis et détours certes mais qui, dans l'ensemble, respecte parfaitement la chronologie des événements et les grandes thématiques de l'histoire. Et, très franchement, on n'en espérait pas autant.

 

photo

 

IDO

Lorsque le projet a été annoncé, l'une de nos plus grandes craintes concernait le personnage du Docteur Ido, celui qui trouve Gally dans la décharge et fait figure de père adoptif. Un personnage tout en nuances, très ambivalent, entre le docteur aimant et généreux et le chasseur de primes impitoyable au passé trouble.

 

photo IdoDaisuke Ido

 

L'annonce de Christoph Waltz ne nous avait pas vraiment convaincu tant, dans le manga, Ido est grand, longiligne et affublé d'une coiffure défiant la gravité. Le résultat, quant à lui, balaie tous nos doutes tant le comédien a su insuffler à son personnage l'essence de son homologue de papier.

Si le Ido d'Alita ne connait pas totalement la même trajectoire que celui de Gunnm, il n'en reste pas moins le professeur que l'on a aimé dans le manga. Avec ce petit plus qui fonctionne très bien dans le film, lorsqu'il se transforme en père surprotecteur et étouffant, ce qui n'était pas aussi appuyé dans l'oeuvre originale. Waltz parvient à lui donner toute sa sensibilité, sa douceur, tout autant que sa gravité et le personnage d'Ido constitue au final, l'une des plus grandes réussites humaines du film.

 

photo IdoIdo

 

LE MOTORBALL

Elément le plus emblématique de la seconde partie du manga, le Motorball était attendu au tournant. Ne serait-ce que par la manière dont il serait intégré à l'histoire, étant donné qu'il semblait incontournable de le traiter dans le film. Là encore, James Cameron et Robert Rodriguez ont penché pour une certaine subtilité en l'intégrant naturellement à l'ensemble.

 

photo MotorballLe Motorball version manga

 

Là où d'autres y seraient allés avec de gros sabots, le Motorball nous est présenté comme une des composantes sociales essentielles d'Iron City, tout comme un marqueur d'évolution d'Alita qui s'y frotte à plusieurs moments importants de son parcours. Du jeu de rue où elle tisse des liens avec l'extérieur, à la fascination brutale qui résonne avec sa part guerrière lors d'un rendez-vous amoureux, à la qualification qui n'est qu'un piège pour l'éliminer au match final qui sert à défier l'autorité supérieure, on n'imagine pas le film sans le Motorball.

Et c'est tout à l'honneur de l'équipe de l'avoir traité de cette manière en évitant d'arrêter le cours du récit pour satisfaire uniquement un vieux fantasme geek.

 

photo AlitaLe Motorball version ciné va commencer

 

 

LE PIRE

 

IRON CITY

On attendait beaucoup de la peinture d'Iron City (ou Kuzutetsu dans le manga), la ville-dépotoir sous Zalem, dans le contexte d'un film live, tant son potentiel crasseux et post-apocalyptique était prometteur et évident.

Las, Iron City se révèle bien propre et agréable dans le film de Robert Rodriguez. S'il ne s'agit pas ici de critiquer la transposition de cet univers dans un contexte mexicain cher au réalisateur (qui rend hommage à son pays dans quasiment tous ses films). S'il ne s'agit pas non plus ici de mettre à mal la parabole avec le gouvernement américain actuel qui tente d'ériger un mur à la frontière, on ne peut que déplorer que la ville refuge soit à ce point aseptisée.

 

photo KuzutetsuKuzutetsu, pas le paradis sur Terre



Classification PG-13 oblige, Iron City ne semble pas un endroit si désagréable que ça dans Alita : Battle Angel. S'il y a un problème de violence des plus évidents, tous les besoins primaires nécessaires à l'humain semblent comblés. La ville est foisonnante, colorée, sans trop de poussière, et absolument pas cette poubelle à ciel ouvert telle que décrite dans le manga.

On pense aussi aux abords de la ville, le Wasteland. Ruiné et désertique dans le manga, il laisse apparaitre ici des champs, des lacs, bref tout ce qu'il faut à l'humanité pour se reconstruire. Du coup, c'est l'enjeu même de l'histoire qui est remis en question : quelle est donc l'utilité pour les citoyens de vouloir rejoindre Zalem alors qu'ils ont tout ce qu'il leur faut sous la main ? Pourquoi tenter le voyage alors, qu'en bas, ils peuvent vivre comme ils le souhaitent, loin de toute autorité et élitisme avec toutes les ressources nécessaires ? Un écueil qui, malheureusement, nuit beaucoup à la crédibilité du propos.

 

photo Iron CityIron City, franchement, ça passe

 

LA ROMANCE UN PEU POURRIE

On le sentait venir dès le départ, l'histoire d'amour entre Alita et Yugo (ou Hugo dans le film) allait être au coeur du récit. Et on ne s'était pas trompés tant elle bouffe une bonne partie du métrage et l'affaiblit au passage.

Entendons-nous bien, cette romance existe dans le manga et dans l'animé édité par Manga Vidéo dans les années 90, mais elle n'est qu'une facette du personnage principal et de sa quête d'humanité. Là, elle est centrale. Et pas forcément de la meilleure manière puisqu'elle s'avère au mieux schématique, et au pire sirupeuse. Si son importance dans le parcours d'Alita est évidente, son exécution se trouve bien maladroite et sacrifiée sur l'autel de la romance à l'occidentale, là où, justement, le manga y insufflait une grande pudeur.

 

photo GunnmGally et Yugo

 

L'attirance entre les deux personnages est évidente, mais, dans le manga, il n'y a qu'un furtif baiser échangé entre eux, preuve du risque que prend Gally par rapport à sa condition et la réalité du monde qui l'accueille. Ici, on s'enlise dans les clichés hollywoodiens à base de jeune homme valeureux mais un peu ténébreux, vaguement héroïque et benêt. Pire encore, c'est la motivation-même de Yugo de rejoindre Zalem qui s'en trouve modifiée puisque là où son homologue papier virait dans un extrêmisme avilissant dans sa quête d'amélioration, ici on se retrouve avec une histoire de couple qui se demande quel appartement ils vont choisir.

On ne peut passer sous silence le malaise de cette scène où Alita lui "offre son coeur", d'une naïveté abrutissante, presque ridicule, ou encore la conclusion tragique de la romance, à base de grand cri de désespoir et de sur-emphase sur la lourdeur dramatique de l'instant. Une scène tirée du manga, certes, mais qui tartine de drama là où la brutalité et la sécheresse initiales la rendaient encore plus tragique. C'est pas du Twilight, mais c'est pas loin. Dommage.

 

photo, Rosa Salazar, Keean JohnsonAlita et Hugo s'aiment mais c'est compliqué

 

LE SEQUEL TEASING

Là encore, on n'ignorait pas, à l'annonce du projet, la volonté de James Cameron de nous offrir non pas un film mais le point de départ d'une nouvelle franchise déclinable à l'envie. Si, dans les faits, le film ne va pas dans les mêmes excès que l'on a pu voir dans un Batman v Superman : L’Aube de la justice par exemple, ou plus récemment La Momie, il ne peut s'empêcher quelques éléments particulièrement gênants.

 

photo Zapan et YugoZapan vs Yugo

 

Gênant pour le néophyte par exemple, lorsqu'au détour d'une scène on nous présente Jashugan, le champion de Motorball brièvement incarné par Jai Courtney. Que fait-il là ? Quelle est son incidence sur l'histoire ? Nous ne le saurons pas puisqu'il n'apparaitra plus du reste du film.

Un élément d'autant plus dommage que Jashugan a une importance capitale dans la suite du récit papier, lorsque Gally se frotte au Motorball pour retrouver Ido, atteindre Zalem et confronter Desti Nova. En l'état, le néophyte n'a aucune chance de comprendre la référence et cet élément le fait brièvement sortir du film.

 

photo, Ed Skrein, Rosa SalazarNul doute que Zapan reviendra

 

Desti Nova d'ailleurs qui n'est qu'évoqué brièvement pendant tout le film avant d'être aperçu, tout aussi brièvement à la fin. Là encore, rien n'est préparé convenablement pour qu'il représente la menace ultime puisque son personnage n'est pas suffisamment installé pour que le néophyte y voit quoi que ce soit de dangereux. D'autant que le récit est davantage concentré sur Grewishka, Zapan, Chiren et Vector.

Et puis, il y a la fin du film, qui nous prive d'un climax attendu pour s'enliser dans le sequel-baiting du Motorball. Le grand combat contre Grewishka est expédié, tout comme la mort d'Hugo et celle de Chiren et Vector. On s'attend à un ultime retournement de situation qui concluerait le métrage sur un coup d'éclat aussi technique que dramatique et pourtant, rien ne se passe. Alita s'enrôle dans le Motorball et défie les dieux. Un peu décevant même si c'est important pour la suite.

 

photo, Rosa SalazarEt Mars ? On en parle de Mars ?

 

JAMES CAMERON

Comment peut-on oser qualifier James Cameron de "pire" quand on parle d'Alita : Battle Angel alors que c'est lui qui est à l'origine du film ? Justement pour ça. Il est partout, tout le temps, son ombre plane sur le métrage au point de totalement éclipser Robert Rodriguez.

A aucun moment, effectivement, on ne sent la vraie patte de Rodriguez sur son film, on a l'impression qu'il se bat constamment contre Cameron pour imposer sa vision et qu'il n'y parvient que dans de menus détails. D'ailleurs, toute la promotion du film est articulée autour de James Cameron, tant et si bien que l'on peut penser, si l'on ne se tient pas au courant, qu'il s'agit de son nouveau film. Bref, Alita : Battle Angel est moins un film de réalisateur que de producteur.

 

photo GallyGally, héroïne tragique et forte. Une guerrière maudite

 

Ensuite, Cameron nous offre un menu best-of très cliché du concept d'héroïne moderne qui l'a rendu célèbre durant toute sa filmographie. Badass et torturée tout en étant délicate et féminine, Alita chasse sur les mêmes terres que Sarah Connor, Rose Dawson et Ellen Ripley.

Rien de grave dans tout cela, sauf que, au bout de 30 ans, son discours n'évolue pas d'un iota et en devient presque naïf. D'autant qu'il laisse tomber en cours de route des éléments particulièrement intéressants que le film avait installé au départ, notamment le besoin de violence extrême dont a besoin Alita pour retrouver sa mémoire.

 

photo, Rosa SalazarAlita, ou la femme selon James Cameron

 

Alors qu'elle s'enfonce dans une spirale dramatique, Cameron la polit encore plus pour n'en faire, au final, qu'un personnage bien plus unidimensionnel que ce qu'elle promettait à l'origine.

Si la figure de la femme guerrière chez James Cameron fait partie de son succès et a une importance capitale dans les représentations actuelles des femmes à l'écran, son discours lui, reste figé et ne dépasse jamais le stade de la vision geek. Alita est une adolescente qui devient une femme (elle prend de la poitrine d'un corps à l'autre, c'est un signe), veut s'émanciper mais se colle immédiatement aux basques de son mec pour partager une vie de couple que seule la fatalité lui interdira pour embrasser sa destinée d'héroïne.

C'est dans ces moments que l'on a un peu de peine pour Robert Rodriguez qui avait fait du personnage de Rose McGowan dans Planète Terreur, un personnage bien plus ambigu, profond et intéressant, pour le même objectif final.

 

photo AlitaMais faut pas lui baver sur les rouleaux non plus hein

commentaires

Rien ne vaut un bon kubrick !
18/06/2019 à 16:46

Euh...sérieusement les gars ? Navré pour les fans, mais ce film est un navet, un film pour teenagers sans aucune âme. La caractérisation des personnages est ultra-caricaturale, et l'histoire méga-réchauffée (la jeune innocente contre le grand méchant, les pauvres vs les riches, etc, etc...). La mise en place de l'histoire se fait en 2 coups de cuillère à pot sans prendre "un peu" de temps pour construire un minimum d'enjeu relationnel entre les protagonistes, et hop vas'y pour du rollerball...oups du motorball ! Sans parler des effets spéciaux qui sont certes propres, mais dégoulinent un max, c'est pire qu'un jeu vidéo ! Bref on n'y croit pas du tout à cette histoire ridicule pour nana à peine pubère qui file la pâtée à tous les dark vador de la galaxie. Et ça ne m'étonne pas que Cameron ait refilé le bébé à son pote qui devrait lui en vouloir pour ce cadeau empoisonné. Vivement pas Alita 2. Enfin je m'en fous ils peuvent en faire 10 s'ils veulent !

Bisdea
06/03/2019 à 11:06

Je suis partagé entre mon amour du manga papier et ce que nous propose ce film.
Nova est-il à Zalem? Je ne l'ai jamais vraiment compris dans le film mais la fin laisse croire que oui alors que dans le manga papier il y a une importance à ce qu'il n'y soit pas.
Pourquoi Alita? C'est pas raisonnable normalement c'est Gally et c'est important ... Alita veut dire ange fragile et normalement c'est lorsque Nova essaye de lui implanter de faux souvenir avec Ouroboros qu'elle se fait appeler comme ça dans le papier :(. Et la femme du doc ? Ido n'a pas de femme ou du moins ça n'a rien d'important dans le manga d'autant que sa "femme" serait la soeur du célèbre Joshugan rendu inutile ici tout comme la scène du coeur avec Yugo (Hugo) qui normalement est un pari sur table au bras de fer avec un Joshugan boosté par la science de Nova. Moi je dis que ce film est bien si je fais abstraction du manga en lui-même mais une chose est certaine je ne sais pas où on va... C'est sombre autant je reconnais les 3 premiers tomes, autant je trouve la réalisation des 6 suivants impossible dans le contexte mis en place par le premier film. Passeront nous de l'ange de combat à l'ange de la mort? Entendrons-nous Yoko à la place de 99 qui n'est au final normalement que son numéro de maillot au motorball qu'elle aime bien ... J'attends de voir. Plein d'autres chose que je n'ai pas apprécié :
La faiblesse de Yugo, il n'est normalement pas si fragile et il est déterminé raison pour laquelle il n'écoute pas Gally et Gally n'est pas au courant pour les anneaux de protection donc Yugo se fera avoir ainsi et là c'est dramatique je trouvais personnellement cette scène où Alita dit jamais à Hugo pour les anneaux stupide ...
Le corps du berserker, Il est normalement en possession de Ido et non d'un vaisseau dont Alita a le code d'autant que ça ne fait pas trop de sens (c'est quand qu'on parle de Mars et non de la Lune ?).
La collègue d'Alita... Qui est cette fille dans ses souvenirs? Dans le papier je vois très bien qui c'est et en réalité je vois bien le drama autour de cette fille se dessiner dans un opus suivant mais cela ne fait pas de sens. Le papier explique dans le Tome 9 pourquoi Gally est détruite ainsi et fini à la décharge sous cette forme, dans le film, Alita est à la décharge ainsi mais pourquoi? Si elle a réussi à entrer dans Zalem ils auraient jamais jeté ainsi un berserker sans l'étudier jusqu'au boût. Autant ce film était bon à regarder en faisant abstraction autant la suite (si il y en a une) promet pas mal de pirouette scénaristique qui me font peur.

Beerus
22/02/2019 à 13:17

"A aucun moment, effectivement, on ne sent la vraie patte de Rodriguez sur son film, on a l'impression qu'il se bat constamment contre Cameron pour imposer sa vision et qu'il n'y parvient que dans de menus détails"

Rodriguez l'a dit dans plusieurs interviews, sa mission était mettre en place (et de respecter ) la vision de Cameron.

Miami81
19/02/2019 à 12:15

Vu hier et j'ai adoré.
Le manga est trop dense pour n'en faire qu'un seul film. A ce niveau là, le fait de laisser ouvert à une suite ne me choque pas. Au contraire.
en revanche je suis d'accord sur le coup du cœur et sur la dernière image qui m'a trop fait penser à une fin à la Hunger game..... brrrrr...., ça m'a presque ruiné le film. Bien qu'avec le recul, c'est aussi une image typique de dernière bulle de manga.

tenia
18/02/2019 à 21:34

2 approximations :
- le film dure 2h02 et non 2h20. Faute de frappe ?
- la gestation du film aura du mal à être de presque 30 ans quand le manga est paru entre 90 et 95 et Cameron en aurait acquéri les droits en 99. 20 ans, non, plutôt ?

Defronsack
18/02/2019 à 17:02

Quelle critique de merde, Iron city certain vont trouver fantastique et pas besoin de violence apparente pour sentir que ça pu, votre critique est comme toute subjective tout comme sur la romance, pour certain ça prendra pour d.autre non point.
Il n’ya que l’art et ce que chacun recent, la thématique c.est de la merde, ça n.apporte rien à l.art.
C.est la seule adaptation et elle a déjà le mérite d.exister. elle est impressionnante. Rien n.est parfait dans ce monde

Birdy
18/02/2019 à 15:40

@ Atlantis : ils ont réduit le scénario de 3h de james Cameron à 2h20, dans l'espoir de faire la suite et qu'elle affronte Nova. Mais clairement quelle frustration... surtout que le combat final n'est pas du tout à la hauteur des affrontements dantesques du reste du film. On finit sur le climax émotionnel (pour ceux qui aime cet arc) de yugo, et le face à face entre Vector et Alita, après qu'elle ait dérouillé les sentinelles. Perso j'aurais aimé une montée dans les étages jusqu'à Vector façon Le Jeu de la Mort, mais j'imagine que la facture aurait été d'autant plus salée...

Gabba_The_Hutt
18/02/2019 à 11:40

Merci de sortir de l'enchaînement de punchlines creux pour nous livrer cette analyse fouillée! Vous pouvez être un bon critique!

Gueguette
18/02/2019 à 11:20

Toujours peur du virage à la "hunger games" ou "divergente" pour à la fois cleaner le hardcore et gagner un public facile...mais j'irai voir quand même...

@tlantis
18/02/2019 à 10:17

vraiment tres tres décu de la fin.
le film aurait du se suffir a lui meme et il n'en est pas le cas, nous avons un film ficeller comme les series tv.
vu le boxoffice nous n'aurons pas de suite...
dommage car il y a vraiement de super idées dans le fim meme si parfois un peux kitch ou d'une autre époque.

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