Jurassic World 2 : découvrez 10 films qui auraient été meilleurs avec des Raptors

La Rédaction | 30 mai 2018
La Rédaction | 30 mai 2018

Jurassic World : Fallen Kingdom arrive et avec lui, nous sommes dans l’obligation de dresser un constat alarmant : le cinéma manque de dinosaures.  Alors nous y remédions.

Plus précisément, il manque de Raptors, ces vilaines bêtes incroyablement dangereuses, aussi intelligentes qu’un supporter de curling, à l’appétit insatiable. Du coup, afin d’améliorer un peu le morne quotidien qui est celui du cinéphage condamné à vivre avec bien peu de sauriens à l’écran, voici une liste de dix films qui seraient bien mieux avec des Raptors.

 

TermiRaptor

 

TERMIRAPTOR : GENISYS

Terminator : Genisys a été une sacrée déception. Et pas qu'un peu quoi ! Le film qui devait relancer la franchise a failli la tuer d'un seul coup en la rebootant salement et n'importe comment. Pourtant, l'idée n'était pas mauvaise sauf qu'il manquait à tout ce beau monde un peu de vista et de courage. Parce que, quitte à foutre le bordel dans la timeline, autant y aller à fond et rajouter un Raptor.
 
Imaginez un peu : Skynet a découvert que la plus grande peur de Sarah Connor, c'est les Raptors et pas les Autrichiens. Ils développent ainsi un nouveau modèle, le T-R, un Raptor en métal liquide avec des lasers qui sortent des yeux, et l'envoient dans le passé pour la buter. La résistance, prise de court, n'envoie qu'un vieux modèle de T-800. Là, ça aurait eu une autre gueule ! Là, on aurait kiffé ! Parce qu'Arnold qui se fighte contre un Raptor, cybernétique qui plus est, c'est un peu la meilleure promesse du monde. Mais non, ils ont pas osé ! Salauds ! 
 
 

Sauver le Raptor Ryan

 

IL FAUT SAUVER LE SOLDAT RAPTOR

Attention, on ne dit pas que Il faut sauver le soldat Ryan, c'est nul hein. On dit juste que ça aurait été vachement mieux avec un Raptor. Parce que, en l'état, tout aussi bon soit-il, le film de guerre de Spielberg, c'est quand même un truc de papa. Et un gros mensonge historique qui plus est. 
 
Oui, Steven Spielberg nous a menti sur un point. On savait déjà qu'Hitler, dans son plan de domination du monde, avait utilisé des zombies ; un élément crucial que le réalisateur a préféré dégager pour ne pas brusquer les mémoires (mais que les fiers historiens de Call of Duty ont mis à jour). Il omet ainsi, par la force des choses, l'atout capital des Américains pour contrer cette menace d'outre-tombe : les Raptors. Parce que vous pensiez vraiment que le Débarquement aurait été possible sans eux ? Bah non, ils étaient là, fiers et agiles, sur les plages de Normandie. Et la vraie histoire, c'est que le Soldat Raptor était en danger et qu'il fallait le retrouver. Encore une fois, Hollywood a réécrit la vérité pour ne choquer personne. Et on peut même y voir là un nouvel acte odieux de whitewashing. 
 
 

Raport Vs. Kramer

 

KRAMER CONTRE RAPTOR

Parce qu'il ne faut pas s'imaginer que les Raptors n'ont pas aussi un coeur et des problèmes de couple. Et on aurait beaucoup aimé que Kramer contre Kramer, le classique avec Meryl Streep et Dustin Hoffman, intègre l'un de ses représentants. 
 
L'histoire originale, déjà déchirante, aurait encore gagné en intensité avec un Raptor. On y aurait vu le combat titanesque d'un Raptor voulant conserver la garde de son fils, alors que sa femme, partie en thérapie, s'y oppose. Une jolie parabole sur la part animale en chacun de nous où notre héros aurait dû se battre contre sa nature profonde dans l'intérêt de sa descendance. Une belle leçon de vie et de vivre ensemble où, à la fin, notre Raptor aurait enfin dépassé sa condition pour se réaliser, parvenant à retrouver son fils et à faire changer d'avis son ex-femme. Un bel exemple pour tous les parents. Et puis bon, vous n'avez jamais eu envie de voir un Raptor pleurer vous ?


Le Raptor de Beverly Hills

 

LE RAPTOR DE BEVERLY HILLS

Si on a bien un rêve dans la vie, c'est de voir un Raptor avec un flingue. Un rêve qui serait devenu réalité si, encore une fois, les producteurs n'avaient pas fait leurs frileux. Vous l'ignorez peut-être mais Le Flic de Beverly Hills devait, à l'origine, être très différent. 

En effet, point de Eddie Murphy en Axel Foley, mais un Raptor, sorti de sa jungle pour aller enquêter sur la mort de son meilleur ami chez les riches. Et c'est vrai que lorsqu'on regarde le film, il y a encore beaucoup d'éléments de cette première version : la satire sociale et politique, en premier lieu, qui ne marche pas vraiment avec un humain ; l'opposition entre nature et culture, bien plus faible en l'état ; et les nombreuses scènes comiques dont la construction dramaturgique et la mise en scène trahissent qu'elles avaient été prévues avec un dinosaure. Un sacré rendez-vous manqué, si vous voulez notre avis. 
 

 

Raptor Lagaffe

 

RAPTOR LAGAFFE

On n'arrête pas de se plaindre que la comédie française c'est de la merde alors qu'on a tous les moyens pour faire des films super. Il suffit juste un moment de sortir un peu du cadre et d'oser des choses. Ce qui nous fait dire que Gaston Lagaffe aurait été bien meilleur avec un Raptor. Et plus profond aussi.
 
En effet, quoi de mieux qu'un Raptor pour parler de la jungle du monde du travail, et ces bureaux austères où le pire de l'humain se manifeste sans même qu'il s'en rende compte ? Cela aurait été une excellente occasion de faire un film tendre, drôle et intelligent sur l'employé en tant qu'animal social, sur le désir de normalisation pour s'intégrer à son milieu, tout en permettant au héros de retrouver sa nature profonde et de l'assumer. On pense à tous les gags fendards que cela aurait occasionné, à tous les dialogues et situations savoureux dignes d'un Audiard. Il faut croire que Pierre-François Martin-Laval envisageait les choses autrement. Pourtant, lui seul aurait pu le faire. Mais non, la comédie En Marche préfère éviter les vrais sujets. Tant pis pour nous.
 
 

Citizen Raptor

 

CITIZEN RAPTOR

« Bleuaaaaaaaargh Rosebud » murmure le héros torturé de Citizen Kane, premier long-métrage d’Orson Welles. Le jeune prodige a voulu faire une biographie romancée et critique de William Randolph Hearst, magnat de la presse dont il moque jusqu’à la vie intime, en affublant la luge de son héros du surnom que le milliardaire donnait au clitoris d’une de ses maîtresses (voir Hollywood Babylone, de Kenneth Angers).

Résultat : un machin bien relou en noir et blanc, sur la fatuité des puissants. Alors que bon, si son fameux Kane avait murmuré en cassant sa pipe « Bleuhahahah Raptor ! », on aurait eu droit à un prequel passionnant de Jurassic Park. Un truc super canon, avec plein de détectives de film noir chassant des gros raptors trafiquants d’alcool dans les bas-fonds des Trixie Bars de jadis. Mais nan, Orson Welles aura préféré la gloire facile des génies adulés, plutôt qu'une vie tumultueuse de défenseur punk des minorités sauriennes. Quel gros bâtard.

 

Raptor & Furious

 

RAPTOR & FURIOUS

Des grosses tutures qui vont très vite et sont toutes furieuses, c’est vraiment très bien, tout le monde s’accorde là-dessus, et c'est l'origine du succès planétaire de Fast & Furious. Mais bon, en dépit de l’aura de sympathie qu’inspire Vin Diesel (comme tout lamantin échoué sur une île peuplée exclusivement de secrétaires de rédaction des Cahiers du Cinéma), on préférerait voir un bon gros Raptor proté comme un bœuf aux hormones derrière le volant.

Aujourd'hui encore, la saga souffre de ce défaut de conception évident. On sent bien que toute l'équipe technique fantasme la présence de Raptors vénères derrière le volant, comme en témoignent les nombreux bonds effectués par des acteurs à la nullité légendaires, que seul un dinosaure musculeux pourrait accomplir. Mais il convient de se faire une raison : jamais Kurt Russell ne dirigera une escouade de dinos tatoués en débardeurs.

 

Raptor chez les Ch'tis

 

RAPTOR CHEZ LES CH’TIS

Kad Merad est muté chez les Ch’tis. Comme il est bête mais gentil, il s’adapte très vite et oublie qu’il fait froid et qu’il est fonctionnaire de La Poste (respect éternel tout ça tout ça). Mais inutile de se raconter des blagues. Tout cela eut été bien plus palpitant si en lieu et place d’un factotum de l’Etat, c’était un Raptor qu’on avait balancé dans les rues de nos belles villes du Nord. On connaît des personnages secondaires qui auraient pédalé un peu plus vite sur leurs vélos.

Alors certes, le résultat eût été sans doute bien plus violent et beaucoup moins drôle, mais en même temps, nombre de parisiens fantasmant de suicider la moitié de la population provinciale pour se payer une résidence secondaire à moindre coût, on comprend mal que personne à la capitale n'ait fait pression sur Boon pour qu'il teinte sa comédie de sympathiques scènes de massacre préhistorique.

 

Le septième raptor

 

LE SEPTIEME RAPTOR

Max von Sydow est un chevalier qui rentre des Croisades. Quand tout à coup, il rencontre la Mort, qui lui propose pépouze de jouer son futur au cours d’une partie d’échecs. Voilà le point de départ pas franchement crédible du Septième sceau. Alors déjà tout le monde sait que les échecs c’est long et chiant, personne n’ignore que le cinéma suédois n’a pas été inventé pour accélérer le temps, et chacun constatera que la Mort s’habille comme un sac.

Si Ingmar Bergman avait suivi son instinct de gros badass, nul doute qu’il eût préféré confronter son super chevalier à un Raptor. Imaginez un peu : le futur interprète de L'Exorciste, contre le futur dino le plus redoutable de la galaxie. On se serait bien fendu la margoulette tiens.

Au moins, on espère que Jurassic World : Fallen Kingdom, lui, ne manquera pas de Raptors !

 

photo

Tout savoir sur Jurassic World : Fallen Kingdom

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commentaires
Simon Riaux - Rédaction
01/06/2018 à 14:26

@Shrek

Je crois qu'il ne faut surtout pas vous imposer tant de souffrance. C'est gentil de nous prévenir en tout cas.
Prenez soin de vous.
Tenez bon.

Shreck
01/06/2018 à 10:47

Après avoir survolé ça, je crois qu'une décision s'impose: je vais arrêter de venir sur votre site.

t-rex
31/05/2018 à 15:10

super , l'affiche qui annonce une ambiance sombre , avec le t-rex tenant dans sa machoire l'echelle avec le bonhomme avec l'hélicoptère... pour le nouveau film de jurassic world : Fallen kingdom : ( jurassic park 5 ) et reprennent une des scènes clé de storyboard suprimée du premier film de jurassic park sorti en 1993 , pour cette cinquième suite de la saga de jurassic park.. avec le retour de jeff goldblum en p.f ian malcolm et de b.d wong en d.r henry wu et espèrent voir en caméo , l'apparition courte de sam neill en p.f alan grant et de laura dern en p.f ellie sathler ou pas dans jurassic park 5 , ou les voir vraiment revenir dans jurassic world 3 : jurassic park 6 prévu pour juin 2021 au cinéma espéront...

Ghob_
30/05/2018 à 23:32

Merci Ecran Large : après une journée de boulot merdique, les tracas du quotidien et la grisaille généralisée, un bon article débile comme celui-ci fait vraiment du bien ! :)

P.S: Tant qu'à foutre du Raptor chez les Ch'tis, j'aurais bien aimé voir un dino complètement beurré après son 36e canon de la tournée matinale... mais effectivement, les exécutifs des gros studios sont plutôt frileux, par chez nous.

Cklda
30/05/2018 à 22:31

Je ne sais pas ce qui est le pire: que vous ayez écrit l’article ou que je l’ai lu.

Sharko
30/05/2018 à 18:55

Alcool et drogue ne font vraiment pas bon ménage.

Paehon
30/05/2018 à 16:48

On en parle des raptors, mais les autres dinosaures dans tout ça ?!

Je vous trouve décevant EL, je ne vous savais pas tyrannophobe.

On aurait pu avoir du E T-rex, de l'Ankylosaure pour les braves, Tricérator, Brachionado...

Dirty Harry
30/05/2018 à 16:47

Vous avez craqué le slip (et ça fait bien plaisir !) : un peu de Raptor dans le café ou en centrifugeuse ne peut que produire un saut qualitatif dans la journée.
Mais il aurait fallu un qui aurait emmené le film sur une stratosphère hors du système solaire : c'est "Le Bon la Brute et le Raptor" : là on tenait une pépite ! Bon je vais consulter mon paléontologue...

Jim Cunningham
30/05/2018 à 16:40

@JP

Donc on en est au stade où on va tomber sur ceux qui osent utiliser les affiches d'un film ? "Spoiler" est le nouveau point Godwin sérieux. Vivement que t'envoies un mail au studio parce que l'affiche dans l'abri-bus de ton quartier "spoile" le film.

Simon Riaux - Rédaction
30/05/2018 à 16:30

@JP
Si vous parlez de Jurassic World, il s'agit d'une scène déjà présente dans les trailers et Spot TV.

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