Code Momentum : Critique garantie sans objectivité

Simon Riaux | 5 novembre 2015
Simon Riaux | 5 novembre 2015

Code Momentum nous arrive comme si de rien n’était, avec ses gros flingues, ses promesses de baston et une Olga Kurylenko plus volontaire que jamais. Au royaume de la série B d’action, ce sont là des promesses alléchantes qui ne sauraient être ignorées.

Bien sûr, on pourrait s’attarder sur son scénario à peu près aussi crédible que le budget de l’Etat Français. Evidemment, il y aurait beaucoup à dire sur sa curieuse introduction, où des braqueurs surexcités tout droit sorti d’un carnaval BDSM futuriste braquent n’importe comment une banque sud-africaine. Ne doutons pas que les esprits chagrins regretteront que le directeur de la photographie souffre manifestement d’un glaucome à un stade avancé. Les râleurs rappelleront (à raison) qu’il ne s’agit finalement que d’une resucée de Jason Bourne mâtinée d’un peu de Taken et d’une pincée de John Wick qui tâche.

 

 

Mais ce serait oublier que l’ensemble s’efforce de nous en donner pour notre argent. En assumant un net penchant pour le Z, Code Mementum s’efforce de nous offrir notre quota de poings dans la tronche, de semi-démembrements et autres perforations à base de gros couteaux, sans oublier une série de plans putassiers juste ce qu’il faut sur de belles plaies ouvertes et de gros gnons dans la tronche. A ce titre James Purefoy(de veau) nous fait don d’une performance hallucinée en bad guy rigolard. Un tour de force qui fait honneur au John Travolta complètement fumé des grands jours.

 

 

Mais la véritable attraction du film demeure évidemment Olga Kurylenko. Inutile de prétendre à une quelconque objectivité si vous appréciez déjà la comédienne. Certes, elle ne nous gratifie pas d’une composition digne de La Terre Outragée et ne peut délivrer une grâce comparable A la Merveille de Terrence Malick. Mais bon.

Quand Olga tape sur des seconds rôles en fronçant des sourcils, on est contents. Quand Olga met en échec des trillions de tueurs surentraînés, en petit déshabillé et sous-vêtements, on fibrille gentiment. Et quand elle pulvérise gaiement ce qui reste du casting avec une rage herculéenne, on oublie soudainement que Code Momentum est un produit sans grand caractère, pour se rêver un destin de figurant à l’accent outré, aux grosses cicatrices et aux tatouages bizarres, histoire qu’elle nous accorde une petite châtaigne, un glorieux pruneau, une pêche historique.

 

Résumé

Olga nous fait mal, et ça fait presque du bien.

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commentaires
Crise2nerf
27/09/2019 à 23:21

Y aura t-il une suite ?

diez
06/11/2015 à 13:11

Merci bien. :) C'est en découvrant Avril et le monde truqué que je me suis posé la question. Et en attendant que les commentaires soient ouvert pour ce film, voici mon avis en esperant donner envie aux gens !

Avril, le monde truqué

Uchronie : Et si Napoléon n'avait pas fait la guerre à la Prusse en signant à la place un traité de paix ? Nous voici donc plongé dans cette réalité alternative, dans un monde boulversé où tous les grands savants de la premiere moitié du XXéme siècle sont enlevés et traqués pour on ne sait quelle raison... un monde totalitaire où la savoir est un crime.

Le scénario de Avril, le monde truqué c'est aussi son background uchronique qui en dit long sur son nouveau monde. Que l'homme soit resté à l'âge de la vapeur ou qu'il ait révolutionné le monde tel qu'on le connait aujourd'hui, il reproduirait les mêmes erreurs en exploitant jusqu'à étouffement les ressources d'une planète expirant son dernier souffle.

Le film ne brille pas par sa structure narrative, très classique. Mais son originalité et sa fraîcheur, en plus de ce petit miracle l'inventivité, c'est cet univers visuel steampunk créé par Tardi, cette sensation enivrante d'évoluer dans une véritable bande-dessiné animée où la moindre case est un régal pour les yeux. La distribution vocale renforce cette sensation en saisissant le ton juste et approprié à ce style singulier, à commencer dés l'introduction par cette voix off qui met sans tarder dans l'ambiance.

Je déplore juste cinq petites minutes après l'un des principaux rebondisssment où j'ai perdu le fil, mais trés vite cette perte de rythme est rattrapée par un final mouvementé et riche en sensations.

Si un jour Tintin, XIII, Jérôme K. Jérôme Bloche ou quelque autre bande-dessiné franco-belge rêve de nouveau de grand écran, l'exemple à suivre d'Avril et le monde truqué me semble plus pertinent que celui du film live ou de l'animation 3D tel qu'on a pu le voir chez Spielberg*. Ce supplément d'âme qu'est l'animation traditionnelle couplé à la bande-dessinée rend le monde créé par Tardi et mis en scène par Christian Desmares et Franck Ekinci tout simplement merveilleux.

Un enfant pourra t-il apprécier ce film ? Possible. Quelques éléments de gag sont ajoutés pour un peu de légèreté, le chat qui parle est attachant, les personnages sont aussi dans cette idée de légèreté et le fait de commencer le film par l'enfance de l'héroïne peut permettre aux plus jeunes de s'y identifier.

* Le Tintin de Spielberg n'est pas mauvais, mais n'est plus un film d'aventure. L'action omniprésente et démesurée font légèrement perdre les charmes d'enqueteur du reporter de Hergé. Astier et Clichy ont su garder l'esprit d'Astérix tout en le modernisant graphiquement et le Peanuts, qui arrive bientôt dans les salles, également. Donc ce petit reproche ne s'adresse pas à toute l'animation 3D.

Simon Riaux - Rédaction
06/11/2015 à 10:13

Bonjour Diez,

Il ne s'agit en aucun cas d'une volonté de notre part de ne pas aborder ces films. Pour tout vous dire, on compte évidemment le faire. Tout simplement, à l'heure actuelle, nous ne pouvons pas encore nous y consacrer dans des conditions satisfaisantes.
Donc plutôt que d'en parler mal, trop vite ou trop superficiellement, on s'abstient. Mais ça ne saurait durer ;-)

Atef
06/11/2015 à 08:52

Totalement emballé par la critique ! J'y vais les yeux fermés! Il en faut aussi des ''Code Momentum'', merci d'avoir pris le temps d'en parler :)

diez
06/11/2015 à 00:09

Bonsoir, je ne sais pas trop ou poser ma question donc je profite de cette parenthese pour le faire ici.

Depuis quelques semaines le cinéma français illumine les salles de cinéma avec des petits magiciens de l'animation. Cette creativité, il me semble indispensable de là mettre en avant. Phantom boy, le nouveau film des studios Folimage (Une vie de chat, Mia et le Migou, Le prophetie des grenouilles), Mune, le gardien de la lune dans un récit rappelant les beaux classiques de disney (les chansons en moins), Adama un récit sur la guerre ou encore Avril et le monde truqué, à l'univers graphique créé par Tardi.

N'avez vous pas accès aux projections de ces films ou refusez vous tout simplement d'en parler ? La question est sérieuse et en rien je ne souhaite casser EL et cie. ;)

Simon Riaux - Rédaction
05/11/2015 à 18:46

Au 360ème degré. J'ai tout donné.

Un autre Simon
05/11/2015 à 18:36

Simon, s'il te plais, rassure moi, le titre et à prendre à quel degré?
Je pensais que seul Durendal était assez con pour parler de "critique objective".

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