Divergente : critique

Christophe Foltzer | 31 mars 2014 - MAJ : 09/03/2021 15:58
Christophe Foltzer | 31 mars 2014 - MAJ : 09/03/2021 15:58

Dernier-né des adaptations de romans dystopiques pour adolescentes, Divergente part avec le lourd handicap de passer après Hunger Games, dont le succès ne se dément pas. Mais au-delà de la comparaison inévitable, cette nouvelle franchise a-t-elle les atouts pour conquérir son public ?

Si l'on prend en compte le seul box-office américain, il faut croire que oui. Pour autant, Divergente ressemble par bien des aspects à l'adaptation de trop. Trop d'emprunts, trop d'approximations, trop de simplifications, la formule a du mal à prendre cette fois. Là où Hunger Games, malgré des carences évidentes, parvenait à créer un univers crédible et qui se tenait sur la longueur, Divergente propose un simili monde poreux, totalement artificiel, dont l'audace visuelle par instants efficace ne parvient jamais à dépasser son statut de décorum emprunté à tout ce que la SF grand public de ces 20 dernières années nous a offert avec plus ou moins de bonheur. Un peu de Matrix par-ci, un peu de Blade Runner par-là, le tout saupoudré d'une bonne dose de Twilight pour ce qui, malgré les efforts déployés, n'est malheureusement rien d'autre qu'un téléfilm de luxe.

 

photo, Shailene Woodley, Theo James

 

Il est quand même inquiétant de constater à quel point les mêmes défauts reviennent d'une adaptation sur l'autre. On passera sur les emprunts au genre, trahissant le manque de maîtrise, de connaissance et d'originalité des auteurs des romans à l'origine de tous ces produits ultra-calibrés, pour se concentrer sur l'accumulation de clichés d'une bande d'écrivains biberonnés à Dawson, d'une écriture erratique (écriture créative, comme préfère l'appeler le dossier de presse) gavée d'incohérences, de trous dramaturgiques, du même type de personnages qui se succèdent ad-nauseam, répétant des schémas psychologiques finalement à la limite du réac', encourageant la jeunesse à refuser les étiquettes d'une société rigide, à se rebeller contre le système, pour finalement en épouser les codes.

 

Affiche française

Résumé

Quand le premier degré se déguise en second degré, le résultat est catastrophique. Absolument pas maîtrisé, avec une absence totale de fond, une mise en scène peu inspirée et des acteurs moyennement motivés, Divergente accumule les mauvais points et se positionne comme l'un des vilains petits canards de la portée.

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commentaires
joeletaco
31/08/2015 à 10:31

ouais c'est assez vrai mais l'article est pourri à cause de l'éternel critique contre le côté soi-disant "réac" : un mec qui traite les autres de réacs est en général un abruti ignare et d'un conformisme pitoyable...

Poly
08/04/2015 à 13:15

Ce film c'est le meilleur !!!!
Je l'adore !!!

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