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Last Days on Mars : Critique

Par Simon Riaux
2 février 2014
MAJ : 24 juin 2022
2 commentaires

Conspué après sa présentation à la Quinzaine des réalisateurs, le film de Ruairi Robinson traîne depuis cet échec inaugural une sombre réputation de navet spatial. Last days on Mars vaut pourtant beaucoup mieux que son statut de vilain petit canard. Sa sortie chez nous sous forme de discret DTV était l’occasion de revenir sur cette réussite mal comprise.

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Combiner science-fiction pure, survival et infectés n’est à priori pas chose aisée et c’est sans doute la raison pour laquelle Robinson convoque ici un grand classicisme dans la mise en place de son récit, de l’introduction des personnages, jusqu’aux multiples péripéties qui vont précipiter tout ce petit monde dans l’horreur pure. Un choix appréhendé par certains comme un manque d’originalité, quand il conviendrait mieux d’évoquer ici une confection soignée, artisanale et peu encline à surprendre mais capable d’enchanter le spectateur en quête de film de genre pur et dur. Car si le métrage ne peut se targuer de nous surprendre, il semble évident que là n’est pas son intention.

 

 

Esthétiquement, l’ensemble et son modeste budget tiennent la dragée haute à nombre de blockbusters, tant il sait jouer la carte de l’économie en intérieur et sait conférer à ses somptueux extérieurs un panache anxiogène saisissant. De ce royaume funèbre, balayépar d’impavides tempêtes rougeoyantes, le film fait un petit théâtre de l’horreur, tâcheté de créatures hybrides, sauvages et perverses, retorses et barbares, qui rappelleront à chacun combien il est dangereux de laisser traîner ses outils de bricolage. On l’aura compris, l’œuvre tient plus du désespoir solaire d’un Sunshine que de la guerre pop d’un Edge of Tomorrow.

 

 

Autant d’éléments agencés avec soin ne suffisent pas toutefois à expliquer le charme vénéneux de Last days on Mars. La force d’attraction du récit tient logiquement dans ses pures séquences d’angoisse, dont jaillissent une tension, une violence parfois tétanisante, alors que nos malheureux astronautes découvrent qu’on ne pulvérise pas si facilement une boîte crânienne. Plus appréciables et subtils sont les nombreux pas de côtés effectués par le script et la mise en scène, qui permettent à maintes reprises d’invoquer des stéréotypes, sans tout à fait les épouser. Le personnage d’Olivia Williams, est le plus emblématique de cette stratégie du décalage, laquelle offre à cette déclinaison d’Ellen Ripley un parcours inattendu. Une originalité sous-jacente également incarnée par Liev Schreiber, qui irradie ici d’un spleen animal, lourd et quasi palpable dont on n’est pas loin de croire qu’il est la première force contaminante du récit.

 

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Fab6

Réussite mal comprise, petite pépite euh.
Ah non j’ai relu et j’ai failli rater l’ironie ! Ou la critique sous substances illicites?
Plus sérieusement, ça tire plus sur le Z fauché et ridicule que la sf sérieuse matinée de survival. Presque un nanard en somme.
Forcément avec 5 millions de budget (10 moins les acteurs… voilà quoi) on revoit le scénario en urgence !

Bien qu’on ne croit pas une seconde que ça se déroule sur Mars, ça partait plutôt bien, ça fait illusion le temps de quelques minutes puis… les producteurs se sont dis on a pas assez de thunes et on se fait ch***! On va faire le reste en huit clos – malinx le lynx – mettre des zombies infectés c’est toujours cool , et tiens vire ta caméra posée c’est trop hype et mou, fais le à la sauce found foutage! C’est – c’était – trop tendance.
Et malgré l’intelligence de l’équipage, leur entraînement et leur self control fais les plutôt tous péter un câble direct et faire n’importe quoi comme des demeurés, ça sera plus intense !

Et puis comme y’a rien à montrer où dire, on va enchaîner les petites saynètes clichées vues mille fois en piochant dans toutes les références du genre!
On aura du mission to mars, du alien, du 28 jours plus tard et du the thing, trop cool ça va plaire au plus grand nombre !
Tiens c’est bizarre mais on va transformer Olivia en Ripley aussi, pour la fanbase.
Merde y’a plus aucune thunes aux 3/4 du métrage mais c’est pas flippant pour un sous, comment on fait ? Fastoche on va faire une longue séquence extérieure entièrement plongée dans un brouillard numérique… où on ne voit rien : ça fera angoissant j’vous dis ! Ah les lynx.

Bien entendu, tout comme nous, les acteurs n’y croient pas une seconde. Aucun n’est crédible. Acting en berne, Liev était bien meilleur dans le Koontz.

Au diable donc la caution scientifique ( des caisses entières d’incohérences et d’invraissemlances) et une quelconque originalité ou ambition.
Avec une fin (enfin presque?) vue et revue, avec une jolie musique au piano forcément, le seul bon point du film.

pepe

Je valide le commentaire, petite pépite sf survival !