Critique : Frankenstein's army

Tonton BDM | 17 décembre 2013
Tonton BDM | 17 décembre 2013

Dans l'absolu, les intentions de Frankenstein's army sont tout ce qu'il y a de sympathique : en effet, ré-imaginer un baron Frankenstein œuvrant dans le tumulte de la deuxième guerre mondiale a même tout de la bonne idée sur le papier. Malheureusement, c'est par manque d'ambition dans la mise en forme de son film que Richard Raaphorst se plante dans les grandes largeurs. Sans doute pour s'adapter à un budget rikiki, les auteurs ont opté pour la forme du found footage ; en se vautrant dans cette facilité, ils ont accouché d'un film boiteux. Le fait qu'il s'agisse d'un film « de couloirs » et qu'il soit filmé à la première personne le fait d'ailleurs un peu trop ressembler à un jeu vidéo par moments, et le film pâtit très largement de cet état de fait, un partie de Wolfenstein s'avérant au final plus immersive, et surtout plus jouissive, pour le spectateur. Mais tout n'est certes pas à jeter au cœur de ce Frankenstein's army : le design des créatures vaut assurément le détour, et quelques passages s'avèrent globalement plaisants (on notera par exemple un amusant clin d'œil à Robocop). Mais le fait est que durant toute la durée du métrage, on grince des dents en se disant qu'avec une photo digne de ce nom, un tournage en scope et l'abandon de cette *%#§* de *#*^% de caméra subjective, on aurait presque tenu là un excellent petit film déviant.

Résumé

Newsletter Ecranlarge
Recevez chaque jour les news, critiques et dossiers essentiels d'Écran Large.

Lecteurs

(0.0)

Votre note ?

commentaires
Aucun commentaire.
votre commentaire