Dans la tête de Charles Swan III : Critique

Perrine Quennesson | 23 juillet 2013
Perrine Quennesson | 23 juillet 2013

12 ans que le fils de Francis Ford Coppola, et frère de Sofia, n'avait pas réalisé de film. Et pour son retour, il entraine le terrible Charlie Sheen dans une introspection aussi foutraque que poétique.

Ce dernier y est Charles Swann, artiste un peu fou-fou, homme d'excès et véritable accro aux femmes (pas un rôle de composition, en somme). Il s‘est fait larguer par sa petite amie et n'arrive pas à s'en remettre. Il est temps de faire un point sur sa vie. Mais ce recentrage salvateur est en fait l'occasion pour lui de s'ouvrir et de s'intéresser à ceux qui l'entoure. D'être, paradoxalement, moins égocentrique.

 

 

 

Roman Coppola offre un voyage en mode open-ticket dans la psyché mais aussi dans le quotidien d'un homme qui, pour la première fois, se confronte à ses sentiments jusque-là toujours refoulés. Une galerie de joyeux lurons, Bill Murray et Jason Schwarztman en tête, entoure ce personnage et vient agrémenter l'inconscient du fou qui se cherchait un coeur et qui l'a trouvé.

 

 

On a rarement vu Charlie Sheen aussi émouvant que lorsqu'il abandonne l'excuse de la sottise et de l'amusement pour se laisser aller aux différentes étapes du deuil amoureux. Et on est heureux de constater après une si longue attente que l'univers déjanté et ultra référenciel de Roman Coppola (revoir l'épatant CQ pour cela) est toujours aussi euphorisant.

 

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