Critique : Grande boucle (La)

Sandy Gillet | 9 juin 2013
Sandy Gillet | 9 juin 2013

- Allo coco ?

- Ouaip

- Bon dis-moi qu'est-ce que tu dirais de me faire la critique de La grande boucle façon Télérama ?

- C'est-à-dire ?

- Ben en fait j'en ai marre de lire des trucs super longs sur le site alors qu'en 300/500 signes max cela peut-être mille fois plus efficace et « vendeur ».

- Tu sais que tu es le seul d'entre nous à lire ce truc.

- Tu sais que je m'en fous.

- Ok, ok t'énerves pas je m'y colle...

 

Auteur d'une filmo artistiquement passe partout, Laurent Tuel surfe en fait sur le succès au BO de Jean-Philippe (1 288 541 entrées) pour continuer à être aligné sur des productions d'envergure. Il faut en effet croire que l'échec cuisant du Premier cercle (Jean Reno, 15 millions et 280 571 entrées), sa précédente réalisation n'aura pas douché son aura dans le métier. Tant mieux finalement car La grande boucle, sans être la comédie de l'année, n'est pas non plus un ratage complet. Au contraire. On y trouve d'abord un Clovis Cornillac au jeu toujours aussi peu inspiré mais au pic de sa forme physique (on ne demande rien d'autre à un cycliste finalement) qui est accompagné de quelques trognes qui font le taff comme on dit (Bouli Lanners et Bruno Lochet en tête) et d'une histoire au pitch qui fait mouche (un anonyme décide de faire le tour de France avec un jour d'avance sur les pros) mais qui a du mal tout de même à éviter le « coup de fringale » à mi-parcours.

 

- Allo coco ?

- Ouaip

- Je t'arrête tout de suite. Ton texte là il fait plus de 1 000 signes.

- ...

- Allez encore un petit effort

- Je m'y recolle

 

La grande boucle, sans être la comédie de l'année, n'est pas non plus un ratage complet. On y trouve en effet un Clovis Cornillac au sommet de sa forme physique et quelques trognes « grolandaises » (Bouli Lanners et Bruno Lochet en tête) qui donnent ce cachet « provincial » dont le film signé du très parisien Laurent Tuel avait besoin pour assurer une éventuelle réussite au box-office et un avenir assombri par l'échec de son précédent long, l'inénarrable Le Premier cercle. Manque tout de même à l'ensemble un zeste de dopage qui ne lui permet pas de sortir du peloton.

 

- Allo coco ?

- ...

- Bon ok je publie.

Résumé

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