The Call : Critique

La Rédaction | 29 mai 2013
La Rédaction | 29 mai 2013

Une gamine (Abigail Breslin vue dans Zombieland) kidnappée et séquestrée dans le coffre de la voiture d'un serial connard (Michael Eklund vu dans The Divide) lutte pour sa survie avec comme seules armes, un téléphone portable et une opératrice (Halle Berry en bikini dans Meurs un autre jour) de centre d'appel d'urgences. Tous les clichés inhérents au genre sont là, l'affaire qui en rappelle une autre plus traumatisante, l'héroïne devant lutter contre une hiérarchie peu enclin à l'aider, le tueur en série bon-voisin-bon-père-de-famille, la rédemption du personnage principal, et un dénouement un poil réac pour faire plaisir à une Amérique ayant toujours soif d'une justice tranchante. Dans la même catégorie, on préférera Buried (2010) de Rodrigo Cortés avec Ryan Reynolds, plus conceptuel, plus éloigné des sentiers battus.

 

 

Pourtant et malgré l'amoncellement de poncifs, le réalisateur Brad Anderson (l'excellent Session 9) sauve The Call, grâce principalement au montage habile de la première heure qui installe un fil d'Ariane plus que tendu entre l'ado à l'agonie et l'opératrice dévouée. D'un côté du combiné quelqu'un qui pleure, qui perd espoir. De l'autre, Halle Berry qui tente tout d'abord de la rassurer, puis d'accumuler les maigres infos audio qui pourraient la sauver. Au détour d'une inquiétude, d'une respiration, d'un regard, d'une pause, l'actrice oscarisée pour son rôle dans le film À l'ombre de la haine prouve qu'elle a encore de nombreuses ressources et qu'il est bon plus d'une décennie après de parier encore sur elle.

 

Résumé

Le film pèche principalement dans son dernier tiers, plus académique, mais c'est toutefois ce dernier paragraphe qui nous permet d'admirer la Tornade des X-Men courir, transpirer, hurler, mouiller son t-shirt, dégainer, et frapper avec violence. Une petite semaine pluvieuse, un petit plaisir.

Jean-Frédéric Chaleyat

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