Critique : Elena

Nicolas Thys | 16 novembre 2012
Nicolas Thys | 16 novembre 2012

Après Le Retour et Le Bannissement, Andreï Zviaguintsev revient avec un troisième long métrage, Elena : sobre et sombre histoire d'une femme de condition modeste remariée à un homme riche et qui va essayer d'aider son fils issu d'une première union. Pour ceux qui connaissent et aiment le cinéaste, aucune surprise dans la forme. On retrouve les traits caractéristiques de Zviaguintsev, auteur doué quoiqu'un peu trop dans la retenue : un rythme qui alterne lenteur contemplative jusqu'à l'épuisement des plans et moments plus élancés au montage sec. La musique, quelques violons et des accords répétés dans des variations, donne souvent le ton et laisse augurer les événements à venir en apportant une légère tension. Celle-ci est également disséminée dans chaque plan, froid, bleuté et implacable, d'où submerge une lumière douce et orangée comme si tout espoir n'était pas vain. Pour sa mise en scène à la composition élégante et précise, assez symptomatique d'un certain cinéma russe, Elena est un film à découvrir.

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