Critique : La Couleur pourpre

Laurent Pécha | 21 février 2012
Laurent Pécha | 21 février 2012

Première oeuvre « adulte » dans la carrière de Steven Spielberg, La Couleur pourpre est un film sous-estimé dans la filmographie du génial cinéaste. Si Spielberg ne maîtrise pas encore comme ce sera le cas avec La liste de Schindler, toute la subtilité du pathos qui va nécessairement avec la mise en images d'un tel drame (la séparation de deux jeunes soeurs noires dans le sud des Etats-Unis et l'enfer que vit l'une d'elles mariée à un homme brutal et intransigeant), le résultat reste néanmoins admirable.

Soignant comme toujours et peut être même encore plus sa mise en scène (un festival de transitions toutes plus incroyables et inventives les unes que les autres), Spielberg arrive à bouleverser son auditoire bien aidé par un casting d'une rare justesse (la révélation Whoopi Goldberg, l'intensité de Danny Glover, l'éclat de Margaret Avery,...) et un matériau en or (le roman au prix Pulitzer d'Alice Walker).

À l'époque, l'Académie des Oscars n'était pas prête pour consacrer le wonder-boy comme en atteste le triste record de 11 nominations pour zéro Oscar qui colle désormais (à jamais ?) à la peau de La couleur pourpre. Justice est désormais faite puisque le film possède le statut et la moelle des oeuvres majeures du cinéma américain contemporain.

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