Critique : Le Rocher d'Acapulco

Nicolas Thys | 16 juillet 2011
Nicolas Thys | 16 juillet 2011
Avant de commettre Jean-Philippe, Laurent Tuel était l'un des espoirs du cinéma français. Malgré ses défauts certains, son scénario abscons et touffu, et son âge qu'on ressent même si le film n'a que 15 ans, Le Rocher d'Acapulco reste un objet étrange, plutôt hypnotisant, un véritable OVNI filmique dont on ressort désarçonné.

 

Surfant sur la vague du minitel rose, et de l'histoire maintes fois racontées de l'arrivée à Paris d'une jeune provinciale, le film aborde de front et crument la question du sexe, des fantasmes et de la prostitution. Tuel crée un univers lugubre dans lequel on ne se sent jamais à l'aise. Le jeu froid des personnage, la rigidité des plans et les coupes incertaines, les éclairages fades et obscurs et le grain de l'ensemble, de même que les inserts sadomasochistes et le final d'une horreur libératrice, tout concourt à nous emmener dans un monde cauchemardesque où le fantasme est devenu perversion et la réalité une monstruosité informe.

 

On ne comprend pas tout, l'ensemble est mené de manière plutôt improbable et bourré d'erreurs mais une chose est certaine, le voyage proposé par le film est unique. Et nauséeux sinon nauséabond.

Résumé

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