Critique : Une séparation

Laurent Pécha | 8 juin 2011
Laurent Pécha | 8 juin 2011

Après avoir remporté l'Ours d'argent en 2009 pour À propos d'Elly, le réalisateur iranien Asgha Farhadi fait « mieux » avec Une séparation qui lui a valu un très mérité Ours d'or lors de l'édition, très faible il est vrai de 2011.  Porté des comédiens extraordinaires de naturel et d'intensité (justement récompensés aussi à Berlin par un prix collectif), Une séparation se veut une radiographie saisissante de réalisme de l'Iran moderne.

A partir d'une demande de divorce : Simin veut quitter l'Iran avec sa fille Termeh, mais son mari Nader ne veut pas car lui doit rester pour ne pas abandonner son père qui est atteint de la maladie d'alzheimer, le cinéaste débute la première partie de son film avec des enjeux humains douloureux. Qui vont s'intensifier jusqu'à leur paroxysme quand éclatera un tragique événement mettant au cœur de cette famille qui se déchire, une troisième personne tout aussi touchée dans sa chair. Et c'est alors que le film devient une puissante  évocation de la société iranienne, traditionnelle et moderne.

A partir de luttes verbales d'une rare violence émotionnelle (se mettre à nu prend ici tout son sens), le cinéaste met alors en exergue les concepts de justice et de morale.  La grandeur du film réside dans le fait que sa problématique transcende la dimension locale. La douleur de la séparation, ainsi que le questionnement sur l'unicité de la vérité font d'Une séparation un film complexe avec plusieurs axes et niveaux de réflexion.

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