Critique : Impardonnables

Laurent Pécha | 19 mai 2011
Laurent Pécha | 19 mai 2011

Longtemps murmuré comme possible représentant français dans la compétition officielle, le nouveau film d'André Téchiné, Impardonnables, a finalement trouvé sa place à La Quinzaine des réalisateurs du 64e festival de Cannes. Au bout de 110 longues minutes, on comprend parfaitement ce choix tant Téchiné peine à trouver le bon équilibre oscillant entre la romance et le thriller tout en s'handicapant de personnages secondaires qu'il n'arrive jamais vraiment à mettre en valeur.

Dommage tant le réalisateur avait vu juste, du choix du lieu, Venise, qu'il filme joliment bien à celui de ses deux comédiens principaux, André Dussollier et Carole Bouquet. On croit ainsi instantanément à ce drôle de couple composé d'un romancier venu chercher l'inspiration en s'installant à Venise et cette femme, agent immobilière, à la vie intime dissolue. La complicité des deux acteurs est évidente et il forme un beau couple de cinéma dont on apprécie de suivre les errements sentimentaux.

Malheureusement, Téchiné n'a pas choisi de rester sur eux et alourdit considérablement le récit avec la disparation de la fille aînée de Dussollier, interprétée sans grande inspiration par Mélanie Thierry. Une enquête prétexte pour découvrir d'autres personnages qui n'éveillent jamais le désir d'en savoir plus sur eux comme c'est le cas pour le couple vedette. Une frustration s'installe au point même de finir par ne plus avoir la même empathie initiale sur l'histoire d'amour centrale quand le récit se referme, dans une indifférence presque gênante.

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