Critique : Le Sentiment de la chair

Louisa Amara | 27 décembre 2010
Louisa Amara | 27 décembre 2010

L'académie des César est une noble structure dont les voies sont impénétrables. Cette honorable congrégation a décidé de présélectionner les 2 héros du Sentiment de la chair : Annabelle Hettmann et Thibault Vinçon à la nomination des meilleurs espoirs aux César 2011. Il y a une expression américaine parfaitement adaptée à ce que l'on peut ressentir en liant cette nouvelle après avoir vu le film : What the fuck ?!

Le sentiment de la chair s'intéresse à la passion dévorante d'une étudiante en dessin anatomique et d'un jeune radiologue, tous deux obsédés par le corps humain et ses mystères. Avec un pitch pareil, Cronenberg n'est pas loin pour le meilleur,  Marina de Van pour le plus étrange. Pourquoi pas ? On a surtout du Brisseau, du téléfilm érotique d'M6, et du dialogue entre le théâtre filmé et AB Productions. Seul film français de la sélection du festival Cinémascience, on était pourtant prêt à encourager cette initiative. Pensez donc : un film qui tente d'insuffler du mystère, de la réflexion philosophique et métaphysique à des radios, IRM,  ça avait le mérite d'intriguer.

Malheureusement, on s'ennuie ferme de bout en bout. Les comédiens sont livrés à eux-mêmes et essaient de sauver les meubles sans y parvenir. Les vieux amateurs de nudité en auront pour leur argent, mais que la chair est triste, allez plutôt voir Love et autres drogues si vous êtes en manque d'érotisme. Un véritable gâchis et une preuve s'il en était besoin que le cinéma français quand il est trop prétentieux ne peut que décevoir.

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