Alien, la résurrection : critique

Tonton BDM | 31 octobre 2010 - MAJ : 21/01/2020 16:45
Tonton BDM | 31 octobre 2010 - MAJ : 21/01/2020 16:45

On pensait qu'avec la mort de Ripley à la fin d'Alien³, Sigourney Weaver avait réussi à faire des adieux définitifs avec un rôle qui lui collait à la peau. Mais au bout de quelques années, l'appel du public (et du porte-monnaie) a eu raison de la volonté de l'actrice, qui réapparait clonée dans un scénario signé Joss Whedon.

Suite aux imbroglios pas possibles sur le tournage et la post-prod du film de Fincher, la Fox a décidé de donner carte blanche à Jean-Pierre Jeunet pour s'entourer des techniciens de son choix. Le cinéaste français est donc allé chercher quelques uns de ses collabrateurs habituels, tels que Pitoff (effets spéciaux), Darius Khondji (photo), ou encore Domique Pinon et Ron Perlman en tant qu'acteurs. C'est ainsi que Jeunet va réussir à calquer les figures imposées par la mythologie Alien sur son univers graphique et sur ses tics de metteur en scène (belle galerie de tronches, attachement indéniable à un esprit BD).

 

Alien 4


Jeunet quitte également les rails du film de science-fiction horrifique (plus ou moins) empruntés par ses prédécesseurs : le réalisateur français s'amuse avec la maestria que lui confèrent son budget et ses équipes techniques, les créatures d'Alien la résurrection sont plus fascinantes qu'autre chose, et ne provoquent pas la peur, ils sont ramenés au « simple » statut de danger, de monstres troubles et vénéneux, mais également - et surtout - attirants et sensuels. On sent bien que Jeunet s'éclate à montrer ses aliens en plein jour, et dans des situations inhabituelles (dans l'eau, etc.), jusqu'à tenter des trucs improbables, cf. la grotesque créature finale, dont on taira la nature pour que les lecteurs n'éclatent pas de rire en pensant qu'on leur fait une blague de Toto.

 

Alien 4

Pas à proprement parler déshonorant quand on le replace dans la chronologie de la saga, Alien la résurrection apporte une fraicheur très bande-dessinée à l'univers créé par Ridley Scott et Dan O'Bannon. On ne lui en voudra pas outre mesure car à l'image du troisième opus, son Alien reste personnel et sympathique ; là où on pourrait lui en tenir rigueur par contre, c'est qu'en apportant un traitement plus léger et décontracté à la franchise, il a ouvert la voie à la production d'aberrations filmiques telles qu'Alien vs.Predator.

 

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