Air Force One : critique

Créé : 22 mars 2015 - Laurent Pécha

Harrison Ford est président pour Wolfgang Petersen.

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2 réactions

Il y a de fortes chances que dans d'autres mains que Wolfgang Petersen, Air Force One aurait fini par ressembler à une ignoble bouillie infâme tant visuelle que narrative. Si le film évite cela de justesse, le grand mérite en revient à son réalisateur allemand qui sait filmer efficacement et qui tente à chaque fois de crédibiliser un récit qui a furieusement tendance à partir dans le n'importe quoi, juste histoire de faire spectaculaire et patriotique.

 

Photo Harrison Ford

 

Car, pour apprécier (un peu) Air Force One, il faut mettre de côté les invraisemblances (si nombreuses qu'on arrête de les compter au bout de cinq minutes), les appels du pied à la gloire de l'Amérique (le Président, sorte d'Indiana Jones des temps modernes, est indestructible et super intelligent et courageux) et les scènes ouvertement spectaculaires pour épater la galerie (la dernière demi-heure).

Résultat sur deux heures, il ne reste plus grand chose si ce n'est cette faculté qu'a Petersen à filmer de manière virtuose un espace clos : la mise en images du récit dans l'avion présidentiel n'est pas sans rappeler celle de l'intérieur de Das Boot, le chef d'oeuvre du cinéaste.

 

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Résumé

Air Force One doit beaucoup au talent du réalisateur Wolfgang Petersen, qui emballe un spectacle très efficace.

commentaires

corleone 22/03/2018 à 21:24

Je le regarde encore en 2018 preuve que c'est définitivement un putain de film culte!!!

Pseudo1 22/03/2018 à 20:36

"Descends de mon avion, camarade !!"

Vu au ciné étant gosse, ce film était déjà loin d'être mémorable, mais il remplissait bien son office de divertissement. Et Gary Oldman était génial avec son accent à couper au couteau ^^

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