Critique : Sex boat

Francis Moury | 22 juillet 2010
Francis Moury | 22 juillet 2010
Sex Boat [La Croisière du plaisir] (USA 1980) de Svetlana (& David L. Frazer) est une comédie pornographique plus réussie et amusante que son surfait 800 Fantasy Lane tourné l'année précédente. Le casting comporte une bonne vingtaine d'actrices, il y a quelques beaux plans de yacht, les extérieurs sont mignons, le hard est d'un niveau moyen mais bien filmé lui aussi. Le scénario parodie plusieurs sources : le feuilleton télévisé La Croisière s'amuse, mais aussi Certains l'aiment chaud de Billy Wilder dont il reprend même la réplique finale (« Personne n'est parfait ! ») d'une manière platement référentielle. Le montage de la réception tourne au délire par sa vitesse et l'usage de plans fixes alternés aux plans mouvants. Une allègre musique « Disco » pour les scènes d'orgies ou les plans d'ensemble, ou bien une sirupeuse musique « romantique » pour les scènes « intimes » à deux : Svetlana avait une idée bien précise de ce qui convenait à ses spectateurs. Le niveau mental des gags est celui d'un enfant de dix ans, et le format 1.37 est bien étriqué par comparaison avec ce qu'on attendrait aujourd'hui d'un tel « scénario »... il est vrai écrit sur un coin de table dans un restaurant de Van Nuys ou de Ventura Boulevard, probablement en moins de dix minutes. Svetlana a beau être une femme, son hard s'avère très fonctionnel, nullement intuitif et plus masculin encore que le hard réalisé par la plupart des cinéastes masculins.

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(5.0)

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