Twilight - chapitre 3 : Hésitation : Critique

Louisa Amara | 29 juin 2010
Louisa Amara | 29 juin 2010

Le phénomène Twilight revient sept mois et demi seulement après le deuxième opus. 

Le délai d’attente raccourcit entre chaque film pour contenter les fans et faire marcher la machine à billets verts. Retour de Twilight donc avec l’obligation de ne pas décevoir. Le deuxième épisode s’enlisait dans des délires sentimentalo-dépressifs que même l’équipe de Dawson aurait refusés. Cette fois, le scénario nous réserve plus d’actions, de rebondissements, et un triangle amoureux des plus complexes.

 

 

Avec David Slade aux manettes, réalisateur de Hard Candy, thriller qui l’a fait remarquer des producteurs, on nous promet une atmosphère plus sombre et musclée. Et on n’est pas déçu, de l’action il y en a. D’abord avec la poursuite de la rouquine Victoria (Bryce Dallas Howard) toujours en quête de vengeance. Puis le duel annoncé entre new-borns vampires et les Cullen, aidés des Quileutes, les hommes-loups. Le combat attendu reste bien mené, mais ceux qui s’attendent à une scène tel l’affrontement de Gangs of New York se sont trompés de salle. Car Twilight est avant tout l’histoire des premiers émois d’une jeune fille en fleur, sur un fond fantastique. La plus grosse partie du film est donc consacrée aux hésitations de Bella : « Dois-je vraiment me couper de toute ma famille pour vivre mon amour avec un vampire ? Suis-je amoureuse de mon meilleur ami ? ».

 

 

Oui, c’est niais. N’oublions pas que l’histoire est écrite par une mormone dont le personnage de Bella est le total prolongement. La conception mormone de pureté avant le mariage est bien connue. Cela donne lieu à des scènes ridicules où Edward repousse les avances de Bella. Ce qui la fait douter d’autant plus… Le triangle amoureux initié dans le chapitre 2 prend toute son importance ici.  Jacob dévoile ses sentiments et pousse Bella à admettre les siens avec un baiser en point d’orgue. On en ressentirait presque les frissons du premier baiser dans le Chapitre 1 !

 

 

Taylor Lautner s’est beaucoup entrainé et le gimmick de le voir apparaître torse nu quelle que soit la météo est désormais très apprécié du public. Et puis Taylor, c’est le fils spirituel de Dean Cain (Loïs et Clark, les nouvelles aventures de Superman) : un joli corps pour un jeu limité mais très photogénique. Plein d’humour et de testostérone, ce personnage nous touche finalement plus que celui d’Edward. Peut-être est-ce dû aux mimiques agaçantes de Robert Pattinson ? 

 

Résumé

Les connaisseurs préfèreront les vampires sexy de True Blood. Mais ne comparons pas l’incomparable et sachons apprécier ce troisième volet en attendant un final qu’on espère éclatant.

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