Critique : Je suis un criminel

Francis Moury | 25 mai 2010
Francis Moury | 25 mai 2010

Je suis un criminel est un film noir américain à dimension sociale assez naïve mais qui demeure pourtant visible en raison de sa mise en scène efficace et simple. Son ancien titre français d'exploitation (sortie Paris le 21 avril 1939) ne constitue pas autant un contresens qu'on pourrait le croire, rapporté au titre original américain. En effet, le héros se comporte au début du film sinon comme un meutrier, du moins comme un voyou alcoolique et dépravé, méprisant le monde entier et pensant que l'argent mène le monde. Il se transforme ensuite moralement grâce à l'épreuve que le destin lui envoie. Interprétation nerveuse de John Garfield qui venait d'obtenir sa première nomination à l'Oscar l'année précédente. Les « Dead End kids » crédités au générique sont six jeunes comédiens professionnels qui avaient interprété avec un naturel, à l'époque surprenant mais semblant aujourd'hui conventionnel, les délinquants juvéniles du Dead End [Rue sans issue] (1937) de William Wyler. Cette dimension sociale existait déjà dans les comédies musicales chorégraphiées ou co-réalisées par Berkeley. Qu'on se souvienne de certaines chorégraphies pour ses Chercheuses d'or de 1933, 1935 et 1937, et pour sa 42ème Rue (1933) qui montraient, d'une manière certes stylisée mais très nette et très crue, les conséquences sociales de la crise financière de 1929.

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