Critique : L'Épouse, l’amante et la secrétaire

Francis Moury | 22 avril 2010
Francis Moury | 22 avril 2010

L'Épouse, l'amante et la secrétaire [Onna kyoshi no mezame ] (1982) de Katsuhiko Fuji est une comédie érotique survoltée - aux allures de film « porno soft » - qui parodie allègrement Comment se débarrasser de son patron [Nine to Five] (USA 1981) de Colin Higgins avec Jane Fonda, Lilly Tomlin, Dolly Parton et Sterling Hayden. Le scénario est évidemment différent puisque dans le film américain, il s'agissait de trois secrétaires, et les gags ne sont pas vraiment les mêmes non plus ! D'ailleurs, on peut parfaitement profiter du film japonais sans être conscient de cette parodie ni connaître l'original américain.

L'actrice principale Junko Asahina est « efficace » et photogénique. Si le film est par lui-même esthétiquement correct, et si son rythme est assez vif, on se surprend néanmoins parfois à s'ennuyer : travail impersonnel de commande. Une idée bien réalisée : l'arrivé le matin des milliers de travailleurs qui sortent des bouches du métro, inondent les rues, montent dans les ascenseurs des buildings. Le réalisateur anonyme français (sous pseudonyme « Alec James ») de la production Cinévog Défonce-moi à tous les étages dans l'ascenseur (Fr. 1984) s'en est inspiré sans le savoir. La différence étant que la séquence japonaise d'ouverture en question dure une minute ou deux alors qu'elle durait cinq ou dix bonnes minutes dans le film porno français qui montrait le quartier de l'Arc de Triomphe progressivement investi par ses employés, en isolait quelques-uns et quelques-unes... jusqu'au moment où leur ascenseur commun se bloquait ! Une autre idée, celle de la photocopieuse, provient en revanche presque en ligne droite du Délires pornos (Fr. 1976) de Michel Barny avec Érika Cool qui était une assez belle variation fantastico-porno de la comédie  Le Magnifique avec Jean-Paul Belmondo !

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(5.0)

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