The Hole 3D : Critique

Laurent Pécha | 11 septembre 2009
Laurent Pécha | 11 septembre 2009

L'enfer de Dante, c'est pour tous les autres ! Avec The Hole, le papa de Gremlins revient à un genre (le film horrifique) qu'il a quitté depuis plus de deux décennies et démontre que le temps n'a aucune prise sur lui. Alors que tous ses collègues, les fameux « masters of horrror » ne sont plus que l'ombre de ce qu'il étaient (Romero, Argento, Carpenter...), Joe Dante signe en toute tranquillité et simplicité un film à l'efficacité redoutable.

En utilisant la 3D non pas comme un gimmick (oubliez les Meurtres à la Saint-Valentin ou autre Destination finale 4) mais bien dans l'esprit du maître incontesté du suspense et de son Le Crime était presque parfait (enfin l'espace tridimensionnel est mis en valeur pour le compte de la narration), le cinéaste devance la vague technique qui va nous submerger tout en rappelant à tous que c'est le récit qui guide tout.

 

 

 

Et question récit, The Hole en a à revendre. Les fans de la première heure seront tout de suite dans le bain tant l'oeuvre regorge de références au cinéma de l'auteur de Hurlements. Une petite bourgade américaine, des teenagers que l'on adopte immédiatement, et ce fameux trou que l'on découvre très rapidement. Comme les jeunes héros, on a envie de savoir ce qu'il y a dedans. Patience est mère de vertu va alors s'efforcer de nous démontrer avec maestria le réalisateur. Vous l'aurez votre visite mais avant cela, je vais jouer avec vos nerfs.

 

 

 

Faire monter la pression en suggérant, voilà le credo de Joe Dante. Il se rappelle au bon souvenir d'un Jacques Tourneur (ah la fumée qui rappelle celle du monstre de Rendez-vous avec la peur) comme l'a fait récemment avec un poil moins de bonheur Sam Raimi (pas de CGI chez Joe, c'est le « old fashion way » que l'on aime) et crie son amour à cette Twilight zone qui aura tant marqué de spectateurs.

 

En quasi hui-clos (trois ou quatre décors), le bonhomme prend donc son temps, revient constamment dans sa cave pour nous titiller et livre un paquet de séquences croustillantes dont une, cri d'amour au cinéma d'antan, qui rappelle que Gremlins, c'est lui et personne d'autre (des Gremlins en CGI : non vraiment, il faut qu'ils arrêtent).

 

 

Résumé

Tant que des hommes de la trempe de Joe Dante continueront à faire du cinéma, le plaisir d'aller s'engouffrer dans une salle, dans le noir, pour savourer une aventure jubilatoire, sera toujours de la partie. The Hole en apporte la preuve irréfutable !

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