Critique : 17 ans encore

Vincent Julé | 21 avril 2009
Vincent Julé | 21 avril 2009

17 ans encore est entièrement acquis à sa jeune idole Zac Efron. Sachant cela, les allergiques à High School Musical peuvent donc passer leur chemin, mais les autres, et ceux qui s'en foutent, peuvent se laisser tenter par cette gentille comédie. Non pas pour son pitch rebattu de la seconde chance, qui rappelle Big, Freaky Friday, 30 ans sinon rien et surtout la production inconnue de Disney Seventeen Again de Jeff Byrd, ni pour le retour de Matthew Perry au cinéma et ses cinq minutes à l'écran... non, le seul intérêt du film est bien Zac Efron, son personnage d'enfulte et surtout le travail de sape qu'il entame sur sa propre image.

 

Ainsi, il commence le film en dansant et en jouant au basket comme dans High School Musical, sauf qu'il n'y a ni Vanessa Hudgens ni de chorégraphes et qu'il en fait des tonnes. La distanciation se met en place. De même, si Matthew Perry en Zac Efron vieux tient de l'aberration, on se surprend à croire sans peine que Zac Efron ait pu être Matthew Perry. Alors que le premier peine à trimballer sa bonhomie, le second se révèle par moments plus Chandler que Chandler lui-même. Car c'est la bonne idée du film, ce père de famille loser qui retombe en adolescence n'essaie pas de profiter de ce bain de jouvence mais continue à jouer les moralisateurs.

 

De fait, le propos du film ne va pas bien loin, entre valeurs familiales et relents puritains, mais le décalage avec la dégaine et la tronche de Zac Efron réserve quelques perles. Qu'il s'habille en Kevin Federline pour faire djeunz ou qu'il drague de manière éhontée sa femme de 20 ans son aînée, l'acteur prend un plaisir non dissimulé. Certes, en à peine trois films (High School Musical, Hairspray, 17 ans encore), la belle gueule n'a pas encore prouvé qu'il savait jouer, mais jouer de son image est déjà un début.

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