Critique : The Girl next door

Stéphane Argentin | 13 septembre 2008
Stéphane Argentin | 13 septembre 2008
Prenant l’exact contre-pied du cinéma d’horreur de ce début de 21ème siècle où la surenchère gore/trash, voire même parfois (in)volontairement grotesque, semble être devenue le nouveau maître étalon (les Saw, Hostel & Cie.), The Girl next door mise sur un retour au suggestif avec son histoire inspirée de faits réels : deux adolescentes orphelines, au cours de l’été 1958, subissent les pires sévices (sexuels pour la plupart) de la tante qui les a recueillis.

Ainsi, après une première partie de présentation des personnages en bonne et due forme, le récit entre pour de bon dans sa phase horrifique. Un basculement quelque peu abrupt et maladroit, à l’image d’autres séquences et/ou dialogues à la limite de la série B qui altèrent en partie les qualités premières d’un long-métrage lorgnant vers les classiques du genre. En effet, sitôt franchie le seuil de cette cave reconditionnée en cachot, l’horreur n’aura de cesse d’aller crescendo entre une tortionnaire schizophrène qui fait froid dans le dos et des sévices d’une bestialité peu commune. À cet effet, l’ultime torture (fatale), bien qu’une nouvelle fois suggérée, relève tout bonnement de l’insoutenable. Soit la preuve que la meilleure arme en matière d’horreur reste l’imaginaire du spectateur et non le « graphisme » à outrance.

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