3h10 pour Yuma : Critique

Jean-Noël Nicolau | 20 mars 2008 - MAJ : 09/03/2021 15:58
Jean-Noël Nicolau | 20 mars 2008 - MAJ : 09/03/2021 15:58

James Mangold avait déjà œuvré dans le western avant ce remake de 3 :10 pour Yuma. Avec le superbe Copland, et son shérif dans une ville de shérifs, il ne faisait que changer le décor pour mieux rendre hommage à Rio Bravo et au Train sifflera trois fois

Cette fois, la filiation est directe, et le réalisateur surprend par sa justesse et son humilité. 3 :10 ne fait pas partie des films post-modernes qui ont suivis Impitoyable. Ni contemplative, ni réflexion sur le genre, l’histoire se veut simple, juste enluminée par un classicisme nerveux. On pensera au Open range de Kevin Costner, qui était habité par cette même bienveillance pour les vieilles ficelles toujours efficaces.

Mangold reprend le cœur du film original en bâtissant toute la tension à partir du duo principal. Les seconds rôles ne font que graviter autour, pour être proprement éjectés dès que leur utilité dramatique est épuisée. Mis à part Ben Foster, dans un rôle de psychopathe cabotin qui lui colle à la peau, les autres personnages ne sont que des silhouettes plus ou moins attachantes. On ne voit plus que Christian Bale et Russell Crowe, tous deux excellents. Bale confirme (s’il en était encore besoin) qu’il est parfait pour interpréter les héros brisés. Quant à Crowe, son Ben Wade mielleux et menaçant fait regretter que l’acteur ne se laisse pas plus souvent tenter par des rôles de méchants.

 

Affiche française

Résumé

Niveau spectacle, Mangold assure avec classe, grâce à une belle attaque de diligence en ouverture et à un formidable gunfight, à grande échelle, en conclusion. Avec 3 :10 pour Yuma, le réalisateur nous propose une nouvelle résurrection d’un genre qu’il devient de plus en plus difficile de qualifier de moribond.

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