Critique : L'Été indien

Lucile Bellan | 17 mars 2008
Lucile Bellan | 17 mars 2008

L'été indien, c'est surtout un décor, la montagne, ou plutôt, le village dans un creux de montagne, étouffant, imposant, au point d'être à la fois, un lieu, un personnage, un mode de pensée et de communication. Et puis, en représentation de ce paysage, un homme, un acteur, qui porte sur ses épaules tout le métrage, gomme en partie ses défauts et lui donne du caractère : Johan Leysen. Passons très vite sur l'interprétation de la pourtant très talentueuse Déborah François, qui après Les Fourmis rouges semble être abonnée au même type de films et de personnages.

 

Même si il apparaît vite que le personnage principal en a plus à cacher qu'il n'y paraît, le scénario est un peu mou, jusqu'à ce qu'aux trois quarts du métrage, la vérité éclate, la narration aussi, que les silences se font plus présents (puisque que les personnages se séparent plus besoin des dialogues hasardeux), une ambiance se mette en place. Quelque chose de tellement fort que ces quelques minutes rattrapent à elles seules le métrage. On oublie vite les personnages secondaires mal croqués, le jeu parfois incertain et les fameux dialogues.

 

Lent et maîtrisé, L'été indien réussit là où Les Fourmis rouges avait échoué, mais il confirme aussi une certaine tendance du cinéma francophone, indépendant et social à user et abuser des mêmes recettes avec musiques décalées, décors perdus, familles détruites et casting identique. Un film pas indispensable donc mais que la présence de Johan Leysen illumine.

Résumé

Lecteurs

(0.0)

Votre note ?

commentaires

Aucun commentaire.

votre commentaire