Critique : Au service de sa Majesté / O.H.M.S.

Nicolas Thys | 2 février 2008
Nicolas Thys | 2 février 2008

OHMS est un film aussi fauché que virtuose dans sa mise en scène. Certainement pas le film le plus important de Raoul Walsh il n'en démérite pas pour autant, loin de là. Malgré un fil conducteur rocambolesque et parfois à la limite du vraisemblable - un homme innocent change d'identité pour échapper à la justice et rencontrera quelques amis qu'il n'a pas vu depuis sa plus tendre enfance - OHMS parvient à naviguer avec un certain panache entre plusieurs genres : une introduction digne d'un film noir, suivi d'un long épisode comique avant une fin de film de guerre, s'amusant même de certains codes stylistiques. Le tout avec quelques répliques savoureuses et assez graveleuses pour l'époque.

 

Contrairement à l'immonde film de Julien Duvivier, L'Imposteur, qui ne fait que reprendre et  mélanger dans une bouille infâme OHMS et un second très bon film de Walsh, Saboteur sans gloire, OHMS ne tombe jamais dans l'ultra propagandisme, s'en éloignant même la plupart du temps malgré les quelques séquences nécessaires de défilé ou de mise en avant de valeurs morales et guerrières dépassées. L'armée, par exemple, ne modifiera jamais le caractère rustre et séducteur mais incroyablement sympathique de Wallace Ford, il ne se pliera en aucun cas au système, même en pleine bataille, bravant tout le temps interdits et consignes, et toutes les mésaventures qui vont lui arriver en essayant de dissimuler son identité vont avoir tendance à tourner l'armée au ridicule avec des hauts gradés ivres, etc.

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