Critique : Telepolis

Lucile Bellan | 29 janvier 2008
Lucile Bellan | 29 janvier 2008
Au vu de l'affiche, de la tagline et de la fiche signalétique de Telepolis, on pourrait facilement lui coller une étiquette de film intellectualisant pour public bobo et pourtant... Pourtant, il est très fortement conseillé au spectateur de tout bord et de tout âge de se lancer dans l'expérience Telepolis. Car ce qui semblait un obscur film muet argentin en noir et blanc sur la suprématie de la télévision se révèle plus tenir du conte riche et poétique accessible à tous. Une fine parabole qui met en scène un méchant homme d'affaire/politique ventru et accro au cigare dont le but est de voler les mots du peuple après l'avoir privé de voix grâce à la télévision.  

En plus d'une histoire à prendre à la fois au premier et au second degré et qui enivrera le plus aigri des cyniques, le réalisateur Esteban Sapir réussit le pari de reprendre l'esthétique des débuts du cinéma, avec un hommage vibrant aux réalisateurs Fritz Lang et George Méliès ainsi qu'une musique qui vit bien au-delà des images. Cette musique a une identité forte et renvoie directement à celle interprétée par des musiciens dans la salle à l'époque du cinéma muet, en plus de jouer ici le rôle de narrateur, de conteur.

Aussi fort sur le fond que sur la forme, Telepolis touche le spectateur au cœur. Et même si le message sur la télévision reste finalement minoritaire, le film apporte une telle touche enfantine de beauté et de candeur qu'on ne peut rester insensible à son charme.

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