Critique : Symphonie magique

Nicolas Thys | 31 décembre 2007
Nicolas Thys | 31 décembre 2007

Symphonie magique est surtout l'occasion de voir défiler certains grands noms de la chanson et de la danse afro-américaine des années 30-40 à l'instar de Fats Waller ou Cab Calloway, et d'admirer la gracieuse Lena Horne, véritable plaisir pour les yeux. Le film en lui-même relève davantage du music hall filmé et d'un vague assemblage de numéros disparates que d'un véritable spectacle cinématographique. Le scénario est très mince : un homme raconte son histoire et entre chaque chant et numéro de danse quelques secondes de dialogues qui permettent de sauter d'une séquence à l'autre.

Quelques répliques comiques, un excellent numéro sur la chanson qui donne son titre original au film, Stormy weather, mais le reste est assez fade, du sous Busby Berkeley en somme. La caméra, peu mobile, se contente souvent de suivre les danseurs dans leur numéro sans grande recherche dans les chorégraphies ni dans la mise en scène à une ou deux exceptions près. L'histoire d'amour est également bâclée et inutile. Le seul véritable intérêt d'un tel film aujourd'hui est documentaire car il est rare de pouvoir observer quelques uns de plus grands noms du music hall, dont on ne connaît plus la carrière qu'à travers disques et photos, dans leur véritable élément : la scène.

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