Critique : Les Trois brigands

Vincent Julé | 19 décembre 2007
Vincent Julé | 19 décembre 2007

Publié en 1961, le conte du dessinateur français Tomi Ungerer a fait le tour des chambres d'enfants. Il faut en effet moins d'un quart d'heure pour raconter la rencontre entre l'orpheline Tiffany et les trois brigands qui détruisent les attelages, détroussent les voyageurs pour... Pourquoi au fait ?

Après un générique où nos méchants sortent les gros sabots et les haches, montrent de grands yeux et de grandes dents, v'là-t-y pas qu'ils se grattent la tête, ne savent plus où se mettre et voient leur univers chambouler. Qu'elle repeigne leur repaire de toutes les couleurs ou leur apprenne l'alphabet, Tiffany leur ouvre les yeux sur le monde comme s'ils étaient de petits garçons, comme si on leur lisait un conte. Insondables puis grincheux, attendrissants et enfin courageux, les trois brigands apprennent à grandir au gré de balades en forêt et de chansons ludiques.

A l'instar de U pour la France, l'Allemagne tient là un dessin animé dont la forme sommaire, colorée, charmante cache une richesse insoupçonnée et une petite leçon d'insolence tout à fait jouissive.

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