Orange mécanique : Critique

Jean-Noël Nicolau | 13 décembre 2007
Jean-Noël Nicolau | 13 décembre 2007

Violence innée contre violence acquise, nature et société sont renvoyées dos à dos avec l’Orange mécanique de Stanley Kubrick. La symphonie en deux actes, et une multitude de scènes inoubliables, dépeint une satire sociale sans véritable équivalent dans l’histoire du cinéma. Le scandale est toujours bien présent, même si le film est désormais accessible à tous, et diffusé, tard, à la télévision. Chose inimaginable il y a encore 15 ans.

L’esthétique, qui a bouleversé les années 70, vire au kitsch magnifique. La musique s’épanche dans sa folie et ses percées électroniques révolutionnaires. Malcom McDowell ne peut plus s’échapper du rôle d’Alex. Et surtout il s’agit de la comédie noire (très noire) la plus réussie de Kubrick (qui avait pourtant posé de sublimes jalons du genre avec Lolita et Dr. Folamour).

 

 

Orange mécanique fait mal par où il passe, mais aussi beaucoup de bien. Sa violence est belle, souvent ludique, sûrement dangereuse. Le grotesque surgit de toute part, dans un bonheur de caricaturiste armé de sa caméra. On y rit donc énormément, surtout jaune. On se dit que le film est plus d’actualité que 2001 (encore trop avance). Il y a de l’Orange mécanique dans notre quotidien, dans les pages des faits divers et dans les discours politiques. Et chacun y verra de quoi s’en amuser ou d’en frémir davantage.

 

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