Critique : Tous à l'ouest, une nouvelle aventure de Lucky Luke

Lucile Bellan | 2 décembre 2007
Lucile Bellan | 2 décembre 2007

Dès les premières minutes du film, celui-ci se positionne carrément en rupture avec l'œuvre de Morris et Goscinny. Rantanplan qui chante un gangsta rap survolté, à l'image et dans les oreilles, ce style nous rappelle vaguement quelque chose. Mais c'est bien sûr ! Dès le générique, la réponse est sous les yeux des spectateurs. Tous à l'ouest est donc le nouveau né du studio Xilam (déjà papa d'Oggy et les cafards et des Zinzins de l'espace), et produit de surcroît par Marc du Pontavice, un nom que les fans des deux séries animées précédemment citées connaissent bien.

Très vite, l'univers original est bouffé par la folie créatrice du studio et il ne reste plus grand chose de la série au cow-boy nonchalant et au petit teigneux. Ici, c'est le règne des courses poursuites à couper le souffle, de la blague visuelle à la seconde, Joe est hystérique (et c'est Clovis Cornillac qui lui prête avec talent sa voix) et Lucky Luke un peu transparent, en tout cas moins charismatique. Seul Averell finalement se révèle fidèle à lui même. Rantanplan aussi a droit a une version « new and improved », complètement crétin, beaucoup moins subtil, il s'avère aussi être l'instigateur des deux meilleures blagues du métrage (quasiment ses seules répliques).

Tous à l'ouest frappe donc fort et dans l'air du temps. Les plus jeunes et téléphages de tout poil n'auront aucun mal à participer à l'aventure. Les autres, s'ils sont patients, mettront un peu plus de temps. Mais, tous se retrouveront pour un final en « happy end », comme on les aime.

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