Critique : Les Soldats du désert

Laurent Pécha | 30 octobre 2007
Laurent Pécha | 30 octobre 2007

« On fait la guerre quand on veut, on la termine quand on peut. » Cette phrase de Machiavel qui conclue son Home of the brave, Irwin Winkler (La Liste noire) l'illustre fort à propos dans un film certes prévisible mais qui sonne juste.

À l'heure où les films sur les guerres en Irak se multiplient (Haggis et De Palma pour ne citer que les derniers cinéastes à s'y confronter), Home of the brave joue la carte du classicisme dans une sorte de First blood version valium. Ici, point de coup de feu ou de sang versé après une ouverture spectaculaire en Irak sous forme de guet-apens qui aura pour conséquence de changer à jamais la vie des protagonistes du film.

À travers trois personnages majeurs (auquel on associera un 50 cent étonnamment bon) interprétés par Samuel L. Jackson, Jessica Biel et le nouveau venu (et excellent) Brian Presley, Winkler démontre par petites touches à quel point il est traumatisant de revenir du combat. Formidablement épaulé par ses comédiens, le cinéaste se la joue sobre et ne tombe presque jamais dans la tentation facile du pamphlet pompeux et politique.

Alors, il manque certes un supplément d'âme à tout ça, les acteurs souffrant plus d'une fois d'être contenus dans un schéma scénaristique coutumier, mais l'on ressort de cet Home of the brave avec ce petit pincement au cœur d'avoir la chance de ne pas être confronté aux mêmes démons intérieurs que ces vétérans d'une guerre de plus en plus inutile.

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