Critique : La Route semée d'étoiles

Nicolas Thys | 28 octobre 2007
Nicolas Thys | 28 octobre 2007

On retrouve dans La route semée d'étoiles certains éléments qui ont fait la force du cinéma hollywoodien classique. D'une part la religion mais pour une fois aucun puritanisme moral exacerbé ni critique féroce, juste une vision progressiste, humoristique et rayonnante qui parvient à faire passer un prêtre pour un crooner sans choquer. Second point la musique car le prêtre en question crée une chorale avec les ados du quartier ; Les Choristes ne sont parfois pas loin, la mièvrerie, l'insipidité et Jugnot moins, le génie de McCarey, réalisateur de certaines comédies de Charley Chase, Laurel ou des Marx, le charme et la voix douce et chaude de Bing Crosby en plus. On nage ici dans un répertoire des plus variés et originaux : de l'opéra aux chants religieux en passant par les chansons populaires ou les comptines pour enfants.

Les bons sentiments qui parcourent l'ensemble ne sont jamais excessifs ni outranciers. La morale se joint même, et c'est assez rare pour être signalé, agréablement à l'émotion. En cette atmosphère belliqueuse, le film date de 1944, l'idée que l'entraide parvient à faire progresser les uns et les autres et que même en cas de malheur jamais rien n'est terminé, a certainement contribué au succès phénoménal du film. Emporté par le rythme du film, on regrette juste que certaines séquences ne soient que matière à faire chanter Crosby sans servir réellement le récit. Une suite fût tournée quelques années plus tard sous le titre : Les Cloches de Sainte-Marie.

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