Critique : La Chatte des montagnes

Par Nicolas Thys
27 octobre 2007
MAJ : 21 mai 2024
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Affirmer que les films de Lubitsch sont au format 1.33 relèverait presque du domaine du ridicule après avoir vu La Chatte des montagnes. Déjà expérimenté dans ses autres œuvres le cinéaste allemand ne cesse ici de s'amuser avec le cadre, tentant de le métamorphoser à volonté à l'aide de caches en tout genre et créant par la même occasion un écran dynamique prenant toutes les formes possibles et imaginables au fur et à mesure du déroulement de l'action et opérant à chaque fois un changement de format radical. Cette fois les simples à-côtés noirs, donnant à l'image l'allure d'un portrait, ne suffisent plus et viennent s'y ajouter diagonales noires, portes cochères ou zigzags.

Comme le film dans son ensemble, une Groteske, comme l'indique l'un des intertitres, aux rouages bien huilés, tout part dans tous les sens, des déplacements des personnages dans l'écran, aux gags parfois proche du cartoon, créant une rythmique infernale et perverse assez inattendue et du plus bel effet que semble accompagner, pour la première fois, l'écran dans son intégralité. Malheureusement dans certains cas trop c'est trop et Lubitsch se lâche peut-être un peu trop et à l'originalité initiale succède un effet de lassitude qu'il rattrape par la suite en amenuisant le nombre de ces figures étranges.

Une réussite malgré tout grâce à un début en fanfare, à une Pola Negri, excellente en femme semi préhistorique, et un Victor Janson génial en beau gosse déluré aux maîtresses multiples.

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