Critique : Certains l'aiment chaud

Jean-Noël Nicolau | 4 octobre 2007
Jean-Noël Nicolau | 4 octobre 2007

Pour parodier la réplique finale de ce classique de la comédie américaine : il n’y a pas de film parfait. Pourtant, Certains l’aiment chaud se rapproche brillamment du divertissement idéal. A la fois bon enfant et transgressif, passant du burlesque pur aux thèmes les plus matures, l’œuvre de Billy Wilder efface les limites de l’acceptable (en 1959), anticipant ainsi les mœurs libertaires de la décennie suivante. L’acte de naissance des 60’s en folie serait-il en noir et blanc ? Peut-être, tant Marilyn et son ukulélé n’ont pas besoin de couleurs pour être déjà psychédéliques.

C’est clairement la subversion qui offre toute son originalité à Some like it hot, le scénario n’étant en lui-même qu’une redite des canons du genre. Le film atteint son apogée lorsque Curtis et Lemmon déploient leurs verves en travestis rock’n’roll et lorsque la Monroe fait fondre la pellicule à chacune de ses apparitions. La très fameuse scène des baisers (pourtant tournée dans la douleur) entre Curtis et Marilyn demeure un sommet érotique, décalé, inattendu, presque surpris de sa propre audace. Certains l’aiment chaud ? Rarement œuvre aura autant mérité son patronyme…

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