Critique : La Diablesse aux mille visages

Par Jean-Noël Nicolau
23 septembre 2007
MAJ : 21 mai 2024
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Premier film tourné par Chung Chang-wha (La Main de fer) pour la Shaw Brothers, la Diablesse aux 1000 visages est une variation primesautière autour des succès de l’époque (1969). James Bond et Fantômas sont donc les inspirations évidentes de l’œuvre, le petit coup de génie consistant à remplacer Sean Connery et Jean Marais par les craquantes Tina Chin Fei et Pat Ting Hung. Sur un rythme infernal les séquences rocambolesques s’enchaînent, avec masques, gadgets et gentilles confrontations moyennement chorégraphiées.

L’intérêt de cette Diablesse n’est évident pas à chercher du côté des prouesses physiques, à part pour un ou deux combats en nuisette qui donnent toujours du baume au cœur. Le film vaut surtout par son sens de la fantaisie et son visuel kitschissime. C’est aussi un témoignage rare de la capacité de la Shaw à pomper les copies des voisins, avec suffisamment de charme et d’énergie pour que tout soit pardonné.

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