Critique : Ecorchés

Vincent Julé | 24 juillet 2007
Vincent Julé | 24 juillet 2007

Une sortie en catimini au milieu de l'été plus de trois ans après sa réalisation... cela ne peut pas être un bon signe pour le premier film de la réalisatrice Cheyenne Carron. Et en effet, si pour la jeune auteur de 27 ans, Ecorchés est un « cri », un « état d'esprit » et à n'en pas douter une belle catharsis, pour le spectateur, ce n'est qu'un énième essai maladroit et vain de la nouvelle génération de cinéastes amateurs et/ou malins pour qui le passage au long est un but en soi.

Comme d'autres, elle peut compter sur des comédiens entièrement dévoués, la jolie Mélanie Thierry et l'horripilant Vincent Martinez, mais encore faudrait-il qu'elle leur donne quelque chose à jouer. Très vite, ils se retrouvent en roue libre et leur relation autodestructive tourne alors à vide. C'est que dans un but avoué de pureté et de brutalité, le film simplifie tout, sur le fond comme sur la forme. Les scènes, ou plutôt saynètes, s'enchaînent faussement hystériques et vraiment répétitives. La folie qui gagne le couple ne relève d'aucune psychologie et ne se révèle jamais convaincante.

De « comment en êtes-vous arrivé là ? » en « je ne sais pas », le film s'achemine ainsi laborieusement vers son final, aussi inutile que prévu, presque décourageant. Ecorché ? Même pas une égratignure.

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