Critique : Bande de sauvages

Laurent Pécha | 14 juin 2007
Laurent Pécha | 14 juin 2007

Le rêve américain a la dent dure, Easy rider continue de laisser des traces, et la comédie américaine en offre un nouvel exemple avec ce road movie pour acteurs proches du point de non retour.

 
Tout sympathique qu’il est, le quatuor improbable (qui aurait pu imaginer que William H. Macy donnerait un jour la réplique à Martin Lawrence ?) s’avère être la force mais aussi la faiblesse récurrente de Bande de sauvages. Une fois mis sur les rails balisés du retour aux sources vers les vraies valeurs de la vie, cette équipée sauvage tendance pieds nickelés à l’humour gras ne tient la route que par l’abattage souvent outrancier de ces quatre comédiens. Compensant tant bien que mal l’absence totale de vrai propos ou d’idées de mise en scène par une complicité évidente (pour sûr, ils sont bien plus amusés sur le plateau que nous à les voir évoluer sur l’écran), Travolta et sa bande nous offrent en pâture quelques gags graveleux.

 
Cela ne suffit pas pour autant à ce que leur virée à travers les États-Unis ne prenne pas plus d’une fois du plomb dans l’aile. Mais comme souvent dans la vie, c’est la dernière impression qui compte et sur ce point là, Bandes de sauvages remporte facilement la mise avec une apparition guest-star plus que savoureuse rendant à César ce qui appartient depuis plus de trente ans à Dennis et ses potes.

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