Critique : Dance with a stranger

Nicolas Thys | 30 mai 2007
Nicolas Thys | 30 mai 2007

Revoir aujourd'hui Dance with a stranger ne peut se faire sans une pointe d'amertume. Non pas tant à cause de certains défauts comme un démarrage difficile et un peu long que parce qu'il laissait alors présager un futur plus que prometteur au cinéma à un réalisateur qui depuis près de 15 ans maintenant n'a pas réussi à faire un seul vrai bon film : Mike Newell.

En 1985, Newell en était seulement à son troisième essai pour le grand écran après avoir tourné une bonne quarantaine de téléfilms en Grande Bretagne. La réalisation de Dance with... en fait l'une des révélations d'un cinéma qui se cherche un peu : une histoire qui tient la route, celle, véridique, de la dernière femme pendue au Royaume-Unis pour avoir tué son amant, ici contée sous la forme d'une enquête psychologique poussée, de très bons acteurs : Ruppert Everett, Miranda Richardson et Ian Holm entre autres et une mise en scène honorable bien qu'inégale.

Newell tente de se départir du simple récit psychologique de base pour trouver une manière de montrer à l'écran les sentiments et la dérive des individus à travers un travail de mise en scène classique mais très stylisé. Quelques séquences principalement se détachent du lot comme cette rencontre dans le brouillard londonien entre la future meurtrière et son amant volage qui à défaut d'être poétique prend une dimension tragique, les métamorphosant tout deux en fantômes : leur couple n'existe alors bientôt plus ; ainsi que les 20 dernières minutes cruelles, pathétiques mais éblouissantes.

Dommage dès lors qu'il n'ait pas réussi par la suite à concrétiser ce qui s'avère être une petite réussite.

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