Ocean's Thirteen : critique

Sandy Gillet | 24 mai 2007 - MAJ : 14/06/2018 00:53
Sandy Gillet | 24 mai 2007 - MAJ : 14/06/2018 00:53

Mer d'huile pour cet Ocean's thirteen, le troisième opus d'une franchise qui n'assure même plus le minimum syndical (roublardise, lecture à multiples niveaux, glamour et fun attitude). À l'évidence, le filon est épuisé et même si l'on en n'est pas non plus à espérer un plantage de toute façon utopique au box-office, il serait de bon ton quand même, Messieurs, d'arrêter le massacre. C'est qu'il s'agit là d'un beau gâchis que seule la volonté de vouloir se retrouver coûte que coûte et de prolonger le plaisir de travailler ensemble peut justifier. Car au-delà on ne voit pas.

 

 
On ne voit pas, en effet, comment un réalisateur de la trempe de Soderbergh ait pu dire oui à cette chose aussi ridicule que grotesque qui fait office ici de scénario. L'argent n'explique pas tout... Enfin, on l'espère. Mais le plus triste dans l'histoire reste à venir puisque que dire du casting revenu (presque) au grand complet tous en roue libre, de Matt Damon qui fait de Tom Cruise dans les Mission Impossible son modèle assumé à George Clooney aux abonnés absents en passant par Brad Pitt et ses trois pages de dialogues en tout et pour tout aussi incontournables que le film. On jettera un voile pudique sur la prestation d'Ellen Barkin qui surjoue toutes ses scènes et de celle de Pacino en nouveau directeur de casino à « rançonner », lui qui a déjà jeté aux orties ce qu'il lui restait de crédibilité artistique avec 88 minutes.

 

 
Alors bien entendu il reste quelques bons mots, quelques plans savoureux, quelques idées de mise en scène, une photo toujours aussi belle et malgré tout le plaisir de retrouver tout ce beau monde devant la caméra. Maigre consolation quand le spectacle qui nous est offert, enterre tout simplement la belle idée du premier film à savoir proposer une nouvelle forme de blockbuster à la fois racé, intelligent, généreux et bourré d'intentions de cinéma. Ne reste ici que le souvenir et les oripeaux d'une déchéance accélérée qui fait mal au cœur et pique les yeux.

 

Résumé

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