Critique : Dieu pardonne... Moi pas !

Flavien Bellevue | 8 mai 2007
Flavien Bellevue | 8 mai 2007

Première rencontre d'un des tandems emblématiques du western et de la comédie italienne des années 70-80, Bud Spencer et Terence Hill, Dieu pardonne...moi pas ! n'est pas pour autant un western parodique comme on pourra en voir par la suite. Le film de Giuseppe Colizzi arrive au début du succès du western spaghetti (la trilogie de l'Homme sans nom bat son plein tandis que la série des Ringo débute) et essaie de surfer sur la vague de ce nouveau genre. Tortures, femmes battues, rafales de balles et dynamite composent donc la violence de ce western très sérieux.

 

 

Pour les amateurs du duo Terence Hill / Bud Spencer, Dieu pardonne...moi pas ! est un choc car cette première (sérieuse) collaboration est assez violente. Du massacre de passagers d'un train entier à la torture au fer chaud de Hutch Bessy (Spencer), les corps tombent autant que les balles pleuvent. Ce sera aussi l'occasion rare de voir se battre les deux acteurs à mains nues dans un duel expéditif.

 

Sans avoir l'ampleur d'un western de Sergio Leone, Corbucci ou Sollima, le film de Colizzi se regarde surtout pour son casting et son action et dévoile déjà le futur héros des Trinita, Terence Hill. Suite au succès de cette série de films, Dieu pardonne...moi pas ! sortira en Europe au début des années 70 avec deux montages raccourcis (un premier amputé de 12 minutes et un second amputé de 14 minutes) dont un qui transforme le film en « western comédie » et où le personnage de Terence Hill, Cat Stevens, devient...Django (!).

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