Critique : La Morsure du lézard

Laurent Pécha | 25 avril 2007
Laurent Pécha | 25 avril 2007

Adaptant un classique moderne de la littérature (enfantine) américaine, La Morsure du lézard (Holes en VO) est un film extrêmement ambitieux. L’art d’évoquer plusieurs histoires dans des intervalles de temps et d’époque très espacés est pour le moins ardu et il faut un vrai talent de conteur pour parvenir à en exploiter toute la richesse et la complexité. Talent que Andrew Davis (Le Fugitif) n’a de toute évidence pas. Son film a ainsi bien du mal à trouver son rythme de croisière, laissant le spectateur dubitatif face à un récit qui ne sait presque jamais s’accommoder du bon ton.

Pourtant, et malgré ses innombrables maladresses (le parallèle entre le présent et le passé est lourdement assené), ses longueurs évidentes et ses coupes pas toujours opportunes (plus d’une fois, on a l’impression qu’il manque des séquences), La Morsure du lézard laisse transparaître un charme certain. Grâce aux convictions humanistes dépourvues de niaiserie qui se dégagent de cette fable à la narration décousue et surtout à l’abattage de ses comédiens, les jeunes - dans le rôle principal, Shia LaBeouf crève l’écran - et les stars confirmés : Jon Voight en fait des tonnes et ça marche, Sigourney Weaver est parfaite dans son rôle de méchante et Patricia Arquette campe magnifiquement une cow-boy au cœur brisée.

Avec le Rob Reiner de Stand by Me et Princess Bride aux commandes, La Morsure du lézard aurait pu être un grand film. On se contentera de ce qu’il est devenu : un sympathique et attachant divertissement familial.

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