Critique : Échec à la Gestapo

Nicolas Thys | 17 avril 2007
Nicolas Thys | 17 avril 2007

Sorti le 2 décembre 1941 aux Etats-Unis, en pleine seconde guerre mondiale et cinq jours avant l'attaque de Pearl Harbour, Echec à la Gestapo de Victor Sherman se situe dans la veine de films tels que To be or not to be de Lubitsch ou Le Dictateur de Chaplin sans malgré tout parvenir à un résultat aussi jubilatoire et convaincant. En cause essentiellement un désir de paraître trop sérieux par moments.

Semi-parodie de films d'espionnage et de films de gangsters avec en toile de fond une tentative d'infiltration des nazis aux Etats-Unis afin de déstabiliser le gouvernement et de le soumettre au régime Hitlérien, Echec à la Gestapo s'embourbe quelque peu à force de ne jamais parvenir à choisir entre les situations cocasses et le traitement dramatique du sujet qui n'auront de cesse de s'opposer. Finalement le désir de vouloir plaire au plus grand nombre tout en faisant mine de passer un message politique important empêche le comique de se déployer au maximum.

On mettra tout de même en avant le soin accordé aux décors et aux lumières ainsi que la performance des acteurs et spécialement les seconds rôles tous remarquables : de Bogart pris à contre emploi, à la fois amusant en amateur de cheese-cake ne parvenant pas à se détacher des jupons de sa mère et gros dur pris dans une affaire sordide, à Peter Lorre en tueur psychopathe, Conrad Veidt reconverti en chef nazi ou Judith Anderson. Le film vaut essentiellement pour ces visages ultra-connus qu'on prend plaisir à retrouver.

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