Critique : Gangster - A love story

Flavien Bellevue | 13 avril 2007
Flavien Bellevue | 13 avril 2007

Une fois n'est pas coutume, le cinéma indien peut se montrer divers et varié, de ses comédies musicales fastes aux films indépendants non chantés,  le film Gangster - A love story tire partie de ces deux aspects. Bien que le film comporte quelques moments chantés, on ne peut pas parler véritablement de comédie musicale puisque ces moments servent d'ellipse narrative et parfois à montrer les états d'âme des personnages. L'ambiance du film est essentiellement celle d'un polar obscur dans le milieu du crime organisé auquel se mêle un triangle amoureux complexe.

 

Cinquième long-métrage du réalisateur Anurag Basu, Gangster - A love story permet de s'écarter des histoires un peu niaises mais savoureuses qui font les succès de Bollywood avec une histoire noire et complexe de moins de deux heures et qui prouve que l'industrie du cinéma indien peut s'aligner sur des standards plus conventionnels. D'emblée, le film se démarque des productions lambda en choisissant comme lieu d'action principal la capitale sud coréenne, Séoul. Dans cette ville se trouve Simran, une jeune femme indienne qui après avoir suivi son compagnon Daya [gangster et fils d'un chef mafieux] se retrouve seule car il doit  souvent exécuter des « contrats » dans des pays voisins. Entre temps, Simran boit pour oublier sa peine et un jour, rencontre Akash un jeune musicien au « cœur tendre » avec lequel se créer une relation de plus en plus intime. Bien évidemment, tout cela n'est pas du goût de Daya lorsqu'il revient chez lui...

 

 

Anurag Basu complexifie son histoire en y ajoutant un passé tragique au couple Simran/Daya avec la mort de leur fils adoptif ; des choix difficiles pour Simran, alcoolique et partagée entre deux amours et pour Daya, perdu face à sa mise à l'épreuve en tant que mari avec Simran et en tant que fils avec son père qui lui demande tout simplement de sacrifier sa femme...Porté par un trio d'acteurs saisissant avec en tête la nouvelle actrice Kangana Ranaut (Simran) dans un rôle de femme à la fois fragile et forte, le film d'A. Basu profite d'une mise en scène inspirée et d'une photographie originale (même si parfois l'ensemble peut ressembler à une publicité) qui font tenir le film jusqu'au twist final et à une fin sublime à la fois pessimiste et idyllique.

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